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Bons livres bons amis

« Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade » Julien Green  

Récit de voyage 2003

Mercredi 30 mai 2007 3 30 05 2007 08:33
Bonjour à tous,
 
Me voilà rentre depuis un peu plus d’un mois je ne vous ai point raconteé mon dernier mois en Iran et mes premières impressions de retour.
 
Alors que de joies mais aussi que de déceptions !
 
Un ami infidèle
 
Cet ami n'est pas dans la liste mais a travers vous je voudrai lui adresser une partie de ce courriel.
 
Pendant six mois tu as été fidèle puis tu m'as trahi j'en suis encore blesse. Les premiers mois du voyage tu marchais derrière moi, me soutenais dans les moments difficiles.
 
Je sentais ta présence agréable... au fil du voyage notre relation s'est détériorée.
 
Oh! déjà en Birmanie, tu m'as alerté, sommé de partir, j'aurais du alors comprendre que tu n'étais pas aussi fidèle que je le croyais
 
Arrive en Inde tu as à nouveau marche dans mes pas, me portant parfois d'un endroit a l'autre lorsque le courage me manquait. Dans la vielle ville de Varanasi tu ne t'impatientais pas, a Udaipur tu es resté dix jours sans me bousculer... Tu étais vraiment un ami que j'appréciais beaucoup, je me sentais bien, j'avais confiance... Mon périple avançant, tu t'es porte a ma hauteur mais tu restais cet ami dont tout le monde rêve en voyage... Puis au Pakistan, tu es arrive à ma hauteur tu n'étais plus dans mes pas mais a cote de moi, plus pressant non oppressant!
 
L'Iran fut un moment difficile entre nous, nos relations se sont largement détériorées, tu devenais agressif, me sermonnais: "Pourquoi ne pars-tu pas visiter ce monument?" Ma réponse ne te satisfaisait jamais tant le je suis fatigue que je rencontre de nombreuses personnes intéressantes et discute avec eux. Malheureusement tu étais de plus en plus odieux, tu te fâchais, me réprimandais.
 
Tu n'étais déjà plus MON ami!
 
C'était à mon tour d'être dans tes pas tant a Chiraz qu'a Isfahan, tu m'entraînes, me pousses à la recherche d'un billet de retour pour la France.
 
J'arpente les rues a la recherche d'une agence de voyage acceptant les cartes de crédit, je n'ai pas assez de dollars pour vivre et acheter un billet de retour, je te violente en attendant le dernier moment. C'est difficile mais tous les jours tu me rappelles cet impératif "Achète le billet d'avion" Tu me traînes, tu es de plus en plus agressif. Tu es content, satisfait de ta trahison! Et je t'ai cédé.
 
Je comprends alors que notre amitié fut intense malheureusement notre séparation est inévitable.
 
Oui tu fus mon meilleur compagnon tout au long de mon voyage puis ton attitude au fil des jours a changé.
 
Mais je te réaffirme, te le répètes : Tu as été odieux, tu as insisté, tu m'as pressé pour rentrer.
 
Oui! Le temps est un ami infidèle
 
 
 
Dans mon précédent message , je vous avais abandonné à la frontière pakistano-iranienne.
 
Dès la descente du bus pakistanais de nombreux personnages viennent proposer du change mais le taux pour un occidental est évidemment différent de celui pour les pakistanais et je reçois alors l’aide innatendue d’un jeune couple pakistanais qui refuse de changer leur argent si je n’obtiens le même taux qu’eux! Ca marche ! Me voilà un homme riche avec mes nombreux rials !
 
Si la douane pakistanaise est une simple formalité seule l’attente est un peu longue le temps d’écrire dans de nombreux cahiers son numéro de passeport et autres rennseignements, je découvre l’Iran d’une drôle de manière !
 
J’entre sur le territoire iranien beaucoup plus vite que prévu…. Je trébuche sur une barre en fer et me retrouve en Iran avec mon orteil en sang! Mes bienfaiteurs pour le change en observant la scène ne rigole absolument c’est l’inquiétude qui domine ! En effet immédiatement la dame me demande de m’asseoir, sort des mouchoirs en papier et me donne un désinfectant et une pommade… un avant goût de l’hospitalité iranienne !
 
 
 
Taxi commun
 
Toman/rials
 
Bam une merveilleuse citadelle errance je m’allonge ds la citadelle
 
Premier contact avec des iraniennes
 
La guesthouse
 
Ma barbe est impopulaire
 
Yazd rencontre avec des docteurs, un ami iranien
 
Chiraz une arnaque au taxi
 
Kerman décevant
 
Iran et stéréotypes
 
Isfahan le foot les mosquees, la guesthouse l’alcool les rencontres une appréhension du retour
Par Hervé - Publié dans : Récit de voyage 2003
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Mardi 29 mai 2007 2 29 05 2007 10:55
Retour a Delhi et depart pour le Pakistan
 
Des mon arrivee a Delhi, je me precipite a l'ambassade d'Iran qui me repond immediatement qu'ils n'ont pas recu d'autorisation pour le visa... sans toutefois verifier leurs documents. Je dois revenir le lundi suivant. Pas de discussion possible.. Obstine (et non tetu...), je reviens des le lendemain et je l'obtiens ouf!
 
J'obtiens facilement le visa pakistanais malheureusement il ne me delivre qu'un visa de transit de quinze jours....
 
Avant de quitter la guesthouse de Delhi ou j'ai passe tant de bons moments, je leur offre "Le Petit Prince" puis je prends le plus rapidement possible (tout est relatif en Inde...) un billet de train pour Amristar.
 
Je decouvre une region superbe le Punjab, ou les paysages sont tres verts et ce sont des plans de riz a perte de vue avec des reflets dans les rizieres d'arbres, c'est a nouveau tres beau mais la magie des paysages du Ladakh n'est pas la....
 
Je visite a Amrsitar le Golden Temple, lieu de pelerinage sikh, ou de nombreux massacres par les anglais ou Indira Gandhi furent commis. La vengeance des sikhs fut a chaque fois terrible ils assasinerent les coupables! Ils ne se rasent pas ce qui leur donne un aspect incroyable avec leur longue barbe et et leur turban cachant leurs longs cheveux.
 
A la frontiere indo-pakistanaise, il y a une ceremonie de lever de drapeau tous les soirs. C'est un spectacle hors du temps. En effet les deux pays ont amenage la frontiere avec des tribunes. Les militaires pakistanais et indiens lors de cette ceremonie font une demonstration de force. De chacun des cotes on apercoit de nombreux drapeaux, les gens chantent applaudissent leurs militaires.... s'insultent reciproquement. Le plus irrealiste a mes yeux est l'organisation de chacun des pays pour la ceremonie avec les tribunes, la musique. N'est ce pas encourager les deux peuples a la haine?
 
Pour ma fin de sejour en Inde, je suis de plus en plus dur avec les chaufferurs de rickshaws. Je prends un rickshaw, negocie le prix mais au milieu du trajet il prends d'autres personnes, je lui indique alors gentiment que je paierai moins il rigole et se moque de moi. Erreur de sa part... A l'arrivee, je diminue mon prix de montant de ce que les autres passagers ont payes. Il est tres en colere alors que je suis etrangement calme et lui propose alors deux solutions pour resoudre notre probleme: soit il accepte mon argent soit nous reglons le probleme avec la police. Il choisit la premiere option et me souhaite un bon voyage!
 
Apres une journee a Amristar, je conduis le rickshaw qui me mene a la frontiere.
 
A la frontiere indienne, les formalites sont extremement rapides, aucune question, aucune fouille des bagages. Mais le plus etonnant est la marche au milieu de nulle part sans personne autour pour poser mon premier pied au Pakistan puis mon deuxieme ca y est j'y suis.... L'inde c'est fini!
 
 
 
Le Pakistan
 
Un pakistanais parmi d'autres
 
Depuis mon depart, je n'ai toujours pas trouve de rasoirs... c'est donc avec une barbe longue de cinq mois que je suis au Pakistan. Attention un barbu parmi les barbus.
 
Et de fait je me promene en habit local dans les villes du Pakistan et je ne suis jamais accoste.
 
Je suis avec un suisse dans le bazar de Peshawar, nous sommes perdus. Il demande en anglais le chemin dans un magasin et la reponse m'est adressee en urdu. Mais non je ne parle pas urdu alors on me demande si je parle pachtoun non plus alors farsi! Non et non je ne suis qu'un touriste!
 
Parfois dans la rue on s'adresse a moi en urdu et les gens sont surpris en m'entendant parler anglais.
 
Un autre avantage? En me promenant a Dir, je n'attire pas de regards hostiles, ce qui est bein different pour mon compagnon de route du moment!
 
Le plus drole etant aux points de controle militaries ou le chauffeur est oblige de dire aux militaries qu’un etranger est present dans le bus ou dans la jeep; le regard du militaire observe tout le monde, ne trouve pas l’intrus, le chauffeur est alors obliges de me designer mais le militaire reste dubitative et me demande si je suis vraiment etranger!
 
Malheureusement il existe aussi des inconvenients puisque je suis moins en contact avec les pakistanais que les autres touristes car ils me prennent pour l'un d'entre eux....
 
 
 
Lahore: la ville frontiere
 
Des le passage de la frontiere, je realise que je suis dans un nouveau pays dans l'attitude des douaniers; ils me souhaitent la bienvenue, me proposent un the, me demandent d'ou je viens. A la douane il me demande d'ouvrir mon sac et decouvre des photos ils me demandent quelles sont ces personnes j’explique que c’est ma famille, nous discutons alors de nos familles et la fouille est finie.
 
Je suis definitivement dans un pays musulman: le bus de la frontiere a Lahore est divise en deux une partie pour les femmes et une partie pour le hommes.
 
J'arrive dans un petit hotel ou le confort est rudimentaire mais l'ambiance chaleureuse. Le proprietaire me souhaite chaleureusement la bienvenue au Pakistan car il a besoin de touristes car selon lui les musulmans et plus particulierement les pakistanais sont consideres comme des terroristes potentiels. Mais il plaisante aussi beaucoup et semble un peu plus absent le soir apres avoir fume une grande partie de la journee du hashish
 
Pour celebrer mon arrivee au Pakistan: une table, une chaise, une assiette, des couverts, la vue sur le fort moghol et la mosquee Beshadi le tout agremente dans un excellent plat a base de poulet. Apres de nombreux repas vegetariens en Inde je retrouve un plaisir immense a manger de la viande...
 
Puis je visite ce fort en brique rouge (qui ressemble a celui de Delhi), et la mosquee qui est absolument immense. J'y fais une sieste comme beaucoup de pakistanais...
 
Puis je me rends dans le bazar pour faire mon premier achat: une chalwars kamizs, une large chemise descendant jusqu'au genou et un pantalon tres large que l'on serre au niveau de la taille, cela reste donc ample au niveau des jambes. Me voici habille tel un pakistanais.
 
De Lahore a Peshawar: Un choc culturel
 
Apres une nuit dans le train de Lahore a Peshawar, me voici arrive dans une ville folle, decale, ennivrante, conservatrice....
 
Je me promene dans Peshawar, ne vois dans les rues que des hommes, les quelques femmes croisees portent la burkha ou un voile d’ou seul depassent les yeux toujours tournes vers le sol. Beaucoup de burkhas avec des couleurs vives ce sont les refugiees afghanes. Les visages des afghans sont magnifiques avec leur tres longue barbe blanche...
 
Dans le cafe Internet, les maisons de the, les restaurants, la population est masculine. L'islam est present partout, on me demande regulierement si je suis musulman (surtout du fait de la barbe), ils m'expliquent que l'islam est une religion de paix malheureusement des personnes en font une mauvaise interpretation. Toutefois si la discussion devient plus politique, je ressens une haine plus particulierement envers les americains...
 
J'erre dans le bazar, ou au detour d'une rue les senteurs du bazar des epices vous emportent completement puis une ruelle plus loin c'est le bazar des femmes et ce ne sont que de longues burkhas (dont des bleues ciels vifs) puis vient celui des legumes, a nouveau des couleurs et des fruits que je n'avais encore jamais vu. Me voila dans le textile de longs rouleaux pour faire des chalwars kamizs.... Je deambule dans ces petites ruelles etroites ou je dois parfois me serrer pour laisser passer d'autres personnes!
 
 
 
Une excursion irreelle
 
S'il est difficile de trouver des armes dans certains pays, dans d'autres il suffit de lire son guide touristique!
 
Accompagne de trois autres touristes je me rends dans la ville de Dara qui est en zone tribale soit en dehors de tout controle du gouvernement pakistanais. Nous decidons de nous y rendre sans le permis necessaire aux etrangers pour ces zones-la. C'est donc naturellement que la police nous acceuille des la descente du mini-bus pour nous dire de repartir... Nous expliquons que nous voulons visiter cette "charmante bourgade"... Les policiers nous offrent le the et nous demandent un dessous de table pour oublier l'absence de permis et assurer la visite et la securite dans la ville.
 
Dara est une ville ou chaque magasin est une fabrique d'armes. Chaque local, dont le sol est en terre battue, fabrique une partie d'une arme principalement des kalashnikovs et des berettas. Nous nous promenons dans la ville accompagnes des deux policiers (corrompus), nous nous arretons dans les differentes fabriques y compris dans celle ou ils assemblent toutes les pieces. Ce qui est incroyable c'est l'acceuil chaleureux des gens qui nous offrent le the, ne posent aucun probleme pour prendre des photos.
 
Puis vient la proposition.... Bien sur contre dessous de table il nous offre un essai avec une kalashnikov et un beretta. Nous acceptons! Je ne me sens pas bien, j'ai un enorme noeud a l'estomac. Tout le monde ici porte une arme. Les gens malgre une premiere approche amicale nous devisagent. C'est absolument surrealiste.
 
Nous traversons une petite riviere, un grand nombre d'enfants nous suivent en rigolant, ils savent parfaitement ce que nous venons faire. Mon estomac est serre: personne a Peshawar ne sait que nous sommes a Dara, lieu de trafic d'armes et de drogues. Puis ces enfants realisent-ils ? Non c'est naturel d'avoir une arme en main...
 
C'est la premiere fois de ma vie que je touche, prends une arme en main, c'est lourd je suis effraye de voir l'homme a cote de moi manipule la kalashnikov avec tant de naturel a cote de dizaines d'enfants qui rigolent a chaque detonnation et se battent pour recuperer les balles afin de les revendre.
 
Je tire devant moi dans la montagne, n'atteient jamais la pierre designe, il met cette arme en automatique. Cela va tres vite et je suis encore moins precis. Je rends cet objet avec un noeud a l'estomac encore plus serre! Malgre la barbe, la chalwars kamizs, la kalshnikov en main, je ne suis pas un taliban!
 
Autour de nous toujours ces enfants de jeunes refugies afghans dont une jeune fille d'une dizaine d'annees qui refuse d'etre prise en photo. Pourtant ces yeux ressemblent etrangement a ceux de l'afghane immortalisee par Steve Mac Curry.
 
 
 
Quelques jours plus tard et toujours a Peshawar, je rencontre un pakistanais qui me propose d'aller au "smuggler bazar" en zone tribale. Il rentre dans le bazar avant les points de controle militaire... Eh oui je suis toujours sans permis pour cette zone. C'est a nouveau un choc pour moi! Je suis gene, regarde constamment autour de moi. Nous rentrons dans des magasins ou sont exposes des armes, de la drogue, haschish, heroine. Ces magasins sont absoluments enfumes, tout le monde fume. Ils sont fiers de me montrer leur stock de drogue et me proposent meme de m'en expedier en France pour le vendre. C'est surrealiste! Ils ne comprennent meme pas que je ne fume pas....
 
Kalash Valley
 
Je decide de Peshawar, je decide de me rendre dans la Kalash Valley. Je prends donc un mini-bus le soir. Nous sommes entasses dans ce mini bus je suis serre de toute part, mes jambes replies sur moi meme car j'ai la roue de secours et des cartons sous mes pieds. Cela s'annonce comme un voyage eprouvant de quinze heures... Mon pire trajet depuis le debut de ce voyage! Apres deux heures d'une route relativement bonne, nous voila sur une piste de montagne qui ressemble a un veritable gruyere. C'est l'enfer! A ma droite, il s'endort... sur mon epaule (c'est vrai nous etions pas assez serre). Mais ce n'est pas fini a ma gauche le vieux monsieur, s'avance sur le siege puis se reinstalle, m'ecrase l'epaule je ne peux absolument pas bouger et encore moins dormir! Dans la nuit nous devons descendre du mini-bus mais pourquoi donc... il n'arrive pas traverser un petit cours d'eau ils installent des pierres et passe mais je dois traverser a pied aie aie! l'eau a cette altitude est froide! Je finis par m'assoupir; le reveil est brutal, le dossier du siege devant moi se casse, j'ai maintenant le poids des personnes devant moi sur les genoux ce voyage s'apparente a un enfer! Finalement je ne dors pas de la nuit et le temps gagne avec ce voyage de nuit est perdu a l'arrivee par une lomgue, tres longue sieste!
 
Puis apres deux heures suplementaires de jeep dans les memes conditions me voici arrive dans un village Kalash ou je decouvre cette ethnie qui compte seulement trois mille cinq cent personnes. Je choisis un hotel appartenant a l'un d'entre eux car ils sont persecutes par les punjabis qui essaient de les convertir a l'Islam, qui parfois violent ces femmes qui ne portent pas le voile.
 
Je visite ce village et decouvre sans pouvoir entrer la maison ou les femmes restent durant leur periode de menstruation ou quand elles sont enceintes. Et maintenant voila que j'aimerais etre ethnologue... Elles portent des vetements traditionnels une longue robe noire et une longue "tunique" de toutes les couleurs recouvrant leur tete descendant dans le dos. Cette "tunique" est en tissu parfois composee de coquillages. Les kalash ont souvent des yeux d'un bleu eclatant.
 
C'est aussi ici que je rencontre Christian un francais avec son guide, son cuisinier son porteur... et grace a lui, c'est un somptueux diner, non une orgie, avec de la viande... Oui de la viande! De plus il me propose de rentrer avec eux c'est a dire dans une jeep ou je peux etendre mes jambes c'est un confort inespere! C'est extraordinaire!
 
Malheureusement de retour a Peshawar il est temps d'organiser mon depart pour l'Iran et donc de passer a nouveau des heures et des heures dans les bus. En fait de Quetta (Pakistan) a Bam (Iran), je perds vingt six heures dans le bus dans des conditions toutefois acceptables.
 
Je vous raconterai dans mon procahin courriel ma decouverte de l'Iran qui est deja apres un quelques jours une experience riche....
 
A bientot
 
Bon courage, bonnes vacances et bonne route a tous
 
En esperant avoir de vos nouvelles,
 
Herve
 
Par Hervé - Publié dans : Récit de voyage 2003
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Mardi 29 mai 2007 2 29 05 2007 10:42

04 AOÜT 2003

Bonjour a tous,
 
Avant de vous raconter mon dernier mois en Inde et mon sejour au Pakistan, je voudrais vous faire part de ma joie d'avoir trouve "Le Petit Prince" de Saint Exupery en hindi et en urdu.
 
En effet apres mon echec a Kalkota pour trouver ce livre tant en Bengali qu'en Hindi j'avais reporte ma recherche. C'est a Delhi grace a un libraire tres sympathique et patient que j'ai obtenu mon edition hindi. En effet il n'avait qu'une edition indienne en anglais mais fait exceptionnel en Inde, il a pris le temps de telephoner a l'editeur pour savoir si cela existait en hindi. La plupart me repondait que cela n'existait pas!
 
De plus il a trouve des editions anglaises relies et imprimees en Inde j'ai donc tout achete!
 
Dans cette librairie je rencontre aussi un anglais qui collectionne sur le meme principe que moi "L'etranger" de Camus. Il en connait des passages par coeur et en... francais!
 
Ma grande satisfaction est de trouver "Le Petit Prince" en urdu (langue du Pakistan) des mon arrivee a Lahore de surcroit dans une belle edition.
 
Je suis rentre dans une librairie ou etaient exposes des livres en anglais!
 
J'ai demande mon ouvrage, il ne connaissait pas, j'etais etonne et... decu.
 
Mais je continue a deambuler dans le magasin et particulierement dans le rayon enfant. Sur un etal un dessin se detache.... C'est bien lui je ne suis pas dans le desert mais je le reconnais immediatement! Et c'est avec joie que je decouvre que la couverture est en urdu.... Je l'ai!
 
Je discute avec le libraire, lui explique ma passion pour ce livre, il decide alors de le lire je reviens le lendemain il avait deja lu la moitie du livre. Je suis tres content d'avoir trouve un nouveau lecteur!
 
C'est aussi au Pakistan dans la Kalash Valley que j'ai rencontre un lecteur francais, Christian, habite par la meme passion, il collectionne aussi "Le Petit Prince" dans differentes langues et editions, possede meme la premiere edition Gallimard!
 
Pour ma part j'ai maintenant dans mon sac l'edition birmane, indienne, et pakistanaise et bien sur l'edition.... francaise!
 
 
 
Un depart difficile d'Udaipur
 
Je pars finalement avec un jour de retard d'Udaipur. J'ai beaucoup de difficultes pour quitter cette ville: je me suis largement attache aux gens et plus particulierment les peintres, le proprietaire de la guesthouse,Deep, les joueurs de football.
 
Deep insiste pour retarder mon depart, je lui explique sans conviction, il est vrai, que je souhaite continuer a visiter le nord de l'Inde et le Rajahstan.
 
Je suis inquiet, je ne sais si je pourrai garder contact avec eux notamment cette famille ou j'ai pris tant de thes et de dejeuners. En effet leur anglais est relativement limite. Je me sens triste. Je suis d'autant plus emu qu'avec leurs yeux a peine ouverts, ils se levent a 6h30 du matin pour me dire au revoir.
 
Je pars visiter Jaisalmer, sur le chemin, malgre la visite du tres beau temple jain de Ranakpur avec des sculptures tres fines representant la creation du monde; je pense beaucoup aux moments privilegies passes ensemble.Retrouverai-je cette ambiance au cours de mon voyage plus pariculierement en Inde ?
 
A mon arrivee a Jaisalmer j'ai deja un element de reponse! C'est un endroit tres touristique et les rabatteurs entrent dans le bus quelques kilometres avant Jaisalmer et commencent leur "dissertation". C'est effrayant, je tourne la tete et les ignore.
 
Une indienne m'offre un large sourire de compassion. La descente du bus est encore plus terrible. Ils sont tous la; a ma vue le seul touriste, ils se precipitent...
 
Je passe devant eux sans y preter attention (enfin j'essaie!) afin de prendre mon sac dans le coffre du bus. L'un d'entre eux me prends le bras, je le rejette assez brutalement et me positionne devant lui nez a nez, avec agressivite je lui ordonne de ne jamais me toucher. Celui-ci a deja perdu toutes ses chances!
 
Au vue de mon comportement certains d'entre eux reculent d'un pas. Ai-je l'air si mechant?
 
Je prends mon sac, traverse la rue, commande une bouteille d'eau, fume une cigarette. Malheureusement mon stratageme pour les decourager ne fonctionne guere! Il en reste encore cinq ou six autour de moi je ne peux meme pas boire tranquillement! Deux voyageurs m'avaient recommande un hotel et c'est avec soulagement que je vois sous mes yeux la carte de visite de cet hotel ! Ouf c'est le rabatteur qu'il me fallait ! Je pars avec lui.... Apres quelques minutes de moto il me propose de visiter SON hotel ! La carte de visite n'etait donc qu'un leurre. Je rale, je lui demande de se rendre a l'hotel dont nous avions parle. Il m'informe de sa fermeture... Je ne cede pas. Il me renvoit alors sechement et me dit de me debrouiller tout seul!
 
Je pars donc a la recherche d'un rickshaw je rejoins enfin mon hotel... ouvert! Grrr... l'Inde touristique!
 
Jaisalmer est situe aux portes du desert de Thar, je decide donc de faire une excursion de deux jours dans le desert a dos de chameau. Sur les conseils de voyageurs je choisis une excursion organise par l'hotel et surtout j'exige le guide qu'ils avaient eu. Ah les conseils entre voyageurs restent les meilleurs et surtout les plus surs!
 
Apres une petite sieste (ne voulant pas marcher sous 40°C) , je pars visiter la ville et surtout sa citadelle. A ma grande surprise contrairement aux autres citadelles et forts d'Inde, celle-ci est habitee et c'est donc gratuitement que je peux visiter. Les remparts sont d'une dimension impressionnante. La ville est arabisante avec ses facades en pierre "blanc cassee" sculptee, ses havelis et ses voutes.
 
Les habitants portent les vetements traditionnels dont la principale caracteristique est la couleur. Les saris des femmes sont verts, jaunes, bleus... toujours une couleur vive c'est un plaisir pour les yeux. J'oublie de prendre des photos ou n'ose pas.
 
A mon retour a l'hotel, je trouve le proprietaire et un de ses amis regardant la television et plus particulierement la chaine Fashion TV qui diffuse toute la journee des images de defiles de mode et donc de femmes tres denudees. J'engage la conversation, ironiquement je demande si leur interet se portent sur les vetements. Leur visage s'eclairent d'un large sourire et avec honnetete ils me repondent que non! La femme de l'un d'entre eux arrive, immediatement ils changent de chaine et nous voila devant un film classique indien. Je souris mais ne dis rien. il part avec sa femme, revient quelques instants plus tard mais le film ne les interesse guere et comme par miracle son doigt presse le bouton de la telecommande et Fashion TV reapparait . Je rigole vraiment.
 
C'est alors une discussion sur la tenue vestimentaire en Europe. Ils me demandent serieusement si les femmes dans Paris ou en Occident s'habillent tels qu'ils les voient a la tele! Je ne peux me retenir de repondre: "oui voire elles sont encore plus denudees que dans les defiles...." Leurs yeux petillent, je suis oblige de dementir, de leur expliquer que ce ne sont que des defiles de mode. La realite quotidienne etant differente!
 
Nous regardons ensuite une chaine musicale indienne ou les filles sont tout aussi denudees. Ils sont offusques par ces changements et m'expliquent que maintenant leurs enfants ne peuvent pas regarder la television seuls..... Finalement les societes sont tres differentes mais les discours et les problematiques sont les memes.
 
 
 
Une excursion dans le desert
 
Je pars le matin pour visiter un temple jain aux portes du desert avant de rejopindre Mohan le chamelier.
 
Je decouvre alors Boudha mon chameau. Un chameau gentil et obeissant selon Mohan. Il me demande si cela ne me derange pas de partir seul; il me rejoint dans cinq a dix minutes. Je suis donc le chemin en guidant Boudha, sans grand succes, je n'arrive pas a maintenir le cap. Boudha ne cede pas a mes directives. Meme les chameaux indiens ne veulent pas aller ou je veux! Il s'arrete continuellement pour manger. Ouf Mohan revient et par miracle tant sa monture que la mienne l'ecoutent et nous partons enfin dans le desert qui est compose plus de pierre que de sable.
 
Apres deux heures, nous nous arretons sous un arbre assez grand pour garantir de l'ombre nous dejeunons.
 
Il etait temps ce n'est vraiment pas confortable. J'apprecierai vraiment au retour le confort de ma... 2CV !
 
Nous partons en quete de branches mortes (d'arbustes), il faut bien allumer un feu pour cuisiner! Nous epluchons les legumes, Mohan prepare un peu de riz, organise un petit triangle avec des pierres pour poser les casseroles dessus. Nous degustons ensuite un carry de legumes succulent bien qu'il soit un peu trop epice mais le cadre ne rend-il pas ce mets savoureux ?
 
Apres un dejeuner et avec cette chaleur c'est ineluctable: il est temps de faire une sieste.
 
Malgre cette chaleur c'est agreable de dormir ainsi....
 
Mais rien n'est parfait je me reveille quelque chose me gratte les pieds encore une de ces bestioles. J'ouvre les yeux. Non! c'est une chevre en train de me grignoter les orteils! Elle n'est pas seule... il y en a une trentaine mais d'ou arrivent-elles? Ah un homme arrive, mon chamelier ne le connait pas. C'est un berger rajasthani, nous buvons un the avec lui. Il est age, parle peu, porte les vetements traditionnels, un turban jaune vif, son visage est marque par le soleil, ses rides sont profondes, sa barbe, sa moustache sont splendides.
 
Je lui demande si je peux prendre une photo, il penche legerement la tete sur la droite ce signe si caracteristique des indiens pour acquiescer, mais il me fait signe d'attendre.... Il arrange sa barbe, sa moustache en demi-lune et enfin son turban!
 
Il n'a pas plu dans cette partie du Rajasthan depuis trois ans, le prix des aliments pour les chameaux a incroyablement augmente d'ou des difficultes pour les chameliers.... qui cassent malgre l'interdiction certains arbustes dans le desert pour nourrir leur betail. L'arbre sous lequel nous sommes est grand il me demande de l'aider a casser des branches. Le berger prend une pierre enroule une ficelle autour, la lance autour d'une branche et tire ce qui permet de casser la branche. Enfin de la nourriture les chameaux se precipent immediatement dessus.
 
Mohan monte sur l'arbre, demande qu'on lui lance la corde et l'entoure autour d'une branche assez grosse et surtout assez haute. Avec le berger nous tirons sur la corde afin que la branche se brise mais je ne suis pas aussi fort qu'eux et je suis emporte par la branche quand le berger lache la corde. Ils n'osent pas rigoler mais je devine sur leur visage un sourire moqueur !
 
A l'aide d'un couteau et d'une pierre Mohan essaie de scier la branche puis nous retirons, je commence d'avoir des ampoules aux mains. Mais la branche ne cede pas.
 
Apres une heure d'effort nous reussissons enfin! Meme si mon aide ne fut que marginale je suis fier que nous ayons reussi.
 
Les chameaux mangent puis nous repartons pour nous rendre aux dunes de sable ou nous dormirons! Le trajet dure plus de trois heures et je n'arrive definitivement pas a trouver une position confortable sur le chameau mais le paysage me fait largement oublie cela et je suis subjugue par les dunes ou par ces quelques arbustes qui survivent au milieu de nulle part. J'apercois des antilopes, Mohan me propose alors de revenir dans quelques jours pour braconner le soir!
 
Nous arrivons enfin! Je decouvre avec bonheur ma chambre: le desert, une etendue immense, je vais dormir a la belle etoile sans tente, sans matelas, sans rien, sur le sol!
 
Mohan propose d'aller dans un village a proximite acheter deux bieres et du vin du desert et surtout des cigarettes. Il me dit qu'il sera de retour dans environ une heure et demie je le crois! Aie j'oublie que nous parlions d'heures indiennes... j'attends donc 3 heures.
 
Je pars a la recherche de branches mortes pour le feu mais je ne m'eloigne pas vraiment de peur de me perdre
 
Je monte sur une dune pour observer le coucher de soleil et j'y perd ma sandale que je mets quelques minutes a retrouver en plongeant ma main dans le sable!
 
A l'horizon le soleil descend vite. Un chameau passe lentement dans l'axe du soleil... c'est magique! Je me demande si ce n'est pas un reve! Une veritable carte postale.
 
Le silence autour de de moi me pousse a reflechir sur la vie dans ces villages isoles du desert mais aussi a la mienne. C'est idiot de comparer mais cela permet de relativiser la notion de temps, de valeurs.... Je pense aussi a mon retour en France qui approche.... Serai-je different?Garderai-je en memoire cette relativte? Mon comportement sera-t-il different? Oublierai-je une fois "re-acclimater"?
 
Je commence a etre inquiet, la nuit est tombee, je prends ma torche, je suis tout seul au milieu du desert nous avons traverse une route en venant j'essaie de visualiser ou elle etait. Que dois je faire s'il ne revient pas? J'ai de l'eau, je dors et demain j'essaierai de retrouver la route a pied... je ne saurai pas remettre la monture du chameau.... Ca y est je le vois il revient, me demande si je n'etais pas inquiet... Pff! Avec un air assure je reponds NON! Quel mensonge!
 
Il creuse un petit trou pour allumer le feu et le proteger du vent.
 
Nous deballons les affaires, nous realisons que nous avons oublie l'huile sur le lieu du dejeuner ce n'est donc pas un carry que nous mangeons mais du riz.... avec du sucre!
 
Apres ce diner hors du commun et une biere et un vin du desert qui s'avere etre un alcool blanc, je m'allonge sur le dos, regarde durant de longues minutes la pleine lune et les etoiles; j'aimerais, a cet instant, etre un astronome et pouvoir les identifier. Des etoiles illuminant le ciel, le desert, je vais peut etre apercevoir Le Petit Prince ou sa planete. Une etoile s'allume et s'eteint regulierement. J'en suis certain, c'est l'allumeur de reverbere.
 
Morphee m'enveloppe dans ses bras. Dans la nuit je me reveille, le sable me fouette la figure, une mini tempete... c'est desagreable!
 
Le soleil se leve a ma droite je le fixe, observe les couleurs du desert, me retourne, apercois alors la pleine lune. Ma tete est en perpetuelle mouvement entre le soleil a ma droite et la pleine lune a ma gauche, j'entends a peine le bruit des ustensiles manipules par le chamelier qui prepare le "chai" du petit dejeuner!
 
Remonter sur le chameau est une terrible epreuve: Lever la jambe est difficile tant les courbatures sont fortes. C'est un nouveau depart et aussi la fin de cette escapade dans le desert
 
Nous rejoignons la route et la jeep de l'hotel me recupere et nous partons visiter des cenotaphes au milieu du desert. Des generations de Maharadjas sont enterres ici avec une plaque commemorative c'est un lieu bizarre. J'ai plus l'impression de visiter un temple que des tombeaux les sculptures sont relativement fines et les inscriptions sur les tombes sont parfois malheureusement incomprehensibles pour moi. Hier soir je voulais etre un astronome pour comprendre le language des etoiles, aujourd'hui je voudrais etre linguiste pour comprendre ces steles.
 
J'aimerais tant avoir une connaissance assez large pour comprendre chacun des lieux des sites, des mouvements, des coutumes. Ah que de lectures se profilent a mon retour!
 
 
 
Depart pour Delhi
 
Je decide de reserver un billet de train grand luxe pour mon arrivee a Delhi je voyage donc en classe AC 1st.
 
Mais de Jaisalmer je dois tout d'abord prendre le bus jusqu'a Jodphur. Apres quelques kilometres, je m'endors pour me reveiller.... quand le bus redemarre apres avoir perce! AH je deviens vraiment indien je ne me soucie de moins en moins de ce qui peut se passer autour de moi, je deviens aussi fataliste qu'eux. Advienne ce qui pourra!
 
A Jodphur je prends le train dans cette classe mysterieuse pour moi.
 
Je decouvre mon nom inscrit sur le wagon du train. De la moquette dans le couloir, un vrai compartiment, nous sommes seulement quatre a l'interieur, personne n'attache son sac, il y a un petit lavabo pour se laver les mains! Meme dans les hotels je n'avais pas vu cela encore.
 
C'est une autre maniere de voyager en Inde que je decouvre.
 
Je voyage avec des indiens eduques parlant tres bien anglais et conversant dans cette langue entre eux. L'un est colonel dans l'armee indienne et m'assure qu'il n'y a pas de risque pour voyager au Pakistan, les deux autres sont des hommes d'affaires.
 
Nous discutons des relations indo-pakistanaises. Malgre les discussions actuelles entre les deux pays a haut niveau ils sont plutot pessimistes quant a leur issue.
 
Un des hommes d'affaires est plus prolixe, me demande mon sentiment quant a l'Inde, nous parlons a nouveau des coutumes et des mariages arranges. Je me risque a lui demander ce qu'il en est pour lui. Je suis surpris: il a fait un mariage d'amour mais relativise en m'expliquant combien ce fut diffcile a accepter pour les deux familles....
 
Ce train est vraiment confortable et c'est la premiere fois que je dors aussi bien peut etre le fait d'etre en confiance....
 
Malgre tout ce confort cela reste un train indien et j'arrive a Delhi avec deux heures de retard!
 
 
 
Delhi: l'enfer ?
 
Tout le monde m'a promis l'enfer a Delhi notamment avec les rickshaws.
 
Je choisis donc un rickshaw pre-paye pour mon arrivee et c'est une agreable surprise: il est honnete, aucune emeute dans le quartier, mon hotel n'a pas brule, le proprietaire n'est pas mort.... non il me depose directement a ma guesthouse qu'une voyageuse rencontree un mois auparavant m'avait recommande!
 
Et c'est une excellente adresse familiale avec seulement cinq chambres. Les proprietaires sont d'une gentillesse extreme, c'est tres propre c'est evidemment plus cher que la moyenne mais c'est la fin de mon voyage en Inde alors un peu de luxe!
 
Finalement Delhi n'est pas l'enfer promis ou tout simplement je commence a devenir indien. Je ne m'enerve pas avec les rickshaws, je me moque, negocie avec humour et finalement ne cede pas a leurs exigences et obtient le prix que je desire.
 
Je suis venu a Delhi pour faire mes demarches administratives c'est a dire obtenir mon visa pakistanais et iranien. Je decide donc de telephoner a l'ambassade d'Iran et du Pakistan pour savoir quelles sont les papiers necessaires. Le casse-tete commence.... L'ambassade d'Iran me certifie que cela prendra tres peu de temps une fois que j'aurai le visa pakistanais et une lettre de recommandation de l'ambassade de France..... Encourageant! J'appelle alors l'ambassade du Pakistan (ou plutot la Haute Commission du Pakistan): ils me donneront le visa sans aucun souci une fois le visa iranien obtenu et une lettre de recommandation.... Je crois que je suis dans une impasse! Alors mentons un peu je declare sur l'honneur aux iraniens que je prendrai un vol de Delhi a Teheran sans passer par le Pakistan. Ils sont alors d'accord mais veulent absolument cette lettre de l'ambassade de France.
 
Rencontre avec un diplomate francais
 
Je me rends donc a l'ambassade de France ou le gardien ne veut pas me laisser rentrer car la photo sur mon passeport est differente. Ce qui est vrai!
 
Finalement en lui parlant francais et m'enervant un peu il me laisse rentrer.... Oups j'avais oublie de deposer mon couteau a l'hotel, le gardien me regarde vraiment d'un air suspicieux.
 
Mais je ne suis pas encore au bout de mes surprises.
 
J'ai immediatement un rendez vous avec l'attache consulaire en charge des francais en Inde. Une jeune homme d'une trentaine d'annee en costume cravate qui semble assez sur de lui....
 
Apres les formules de politesse, nous en venons aux faits: mes lettres de recommandation!
 
J'explique mes motivations pour me rendre au Pakistan et en Iran .
 
Il essaie de me decourager d'aller dans ces pays de "sauvages" (oui ce sont bien des propos d'un diplomate!) ou je risque de me faire tuer, me conseille de partir en vacances a Tahiti!
 
Je prends sur moi et ne reponds quasiment rien, je veux absolument mes lettres.....
 
Je finis par reposer ma question: "Alors ? Me delivrez vous ces deux lettres?" le reponse me stupefait : "ah vous les voulez vraiment! Je vous les donne de toute facon si vous decedez dans un de ces pays ce sont mes collegues d'Islamabad ou de Teheran qui feront les papiers pour le rapatriement de votre corps!" Je reste interloque devant ces propos. Mais ce n'est pas fini: devant son ordinateur et redigeant ses lettres, il me demande ma profession et sur une pointe d'humour dont seul semble capable ce "diplomate", il me demande comment je suis devenu taliban apres avoir ete consolideur!! Avoir la barbe semble etre la definition du taliban!
 
Ne pouvant me taire, avec ironie (qu'il n'a pas comprise je pense!) je demande comment devient-on attache consulaire.
 
Toutefois je suis tres inquiet quant a ma connaissance de la langue francaise, je me precipite sur Internet pour trouver la definition de diplomate: "Personne chargee par un gouvernement d'une fonction de negociation avec un Etat etranger. Par analogie: Personne qui a du tact avec autrui, qui est habile a negocier" Dictionnaire Hachette
 
Je vous demande donc de l'aide si l'un d'entre vous peut m'expliquer cette definition car je n'ai toujours pas trouve de rapport avec "mon diplomate".
 
Ouf c'est le week end, plus d'ambassade, plus de demarches administratives a faire! Je vais en profiter pour visiter autre chose que les representations etrangeres de Delhi.
 
Une soiree agreable dans ma guesthouse avec une mexicaine, Cecilia, et une americaine (francophile), Laurie ou nous discutons avec le proprietaire de religion et surtout de sa place dans la vie. Passionne par le boudhisme et l'hindouisme, il explique que chacun doit trouve son "confort" interieur notamment par la meditation principale base pour la liberation du corps.... Et ce soir faute de chambre libre je dors dans la chambre de meditation de l'hotel ou sont accrochees de nombreuses photos de gourous indiens, des photos du Christ....
 
Nous discutons aussi de litterature, j'evoque "Le Petit Prince", tout le monde connait sauf le proprietaire, je lui explique alors que cette lecture apporte tout autant de reponses sur la vie que celle de livres religieux.
 
Le lendemain nous partons avec Laurie et Cecilia visiter la ville de Delhi tels le fort rouge ou la mosquee Jammu la plus grande d'Inde et un temple hindou richement decoree. C'est aussi un autre Delhi que nous decouvrons: celui de la pauvrete et des mendiants (la guesthouse etant situe dans un quartier residentiel). Ce qui m'impressionne est la foule qui est omnipresente, la circulation, le bruit particulierement les klaxons (pire que dans le reste de l'Inde)... et la pollution le tout sous une chaleur accablante avec un taux d'humidite tres tres elevee! Malgre tout a un cote un peu ennivrant d'etre aspire dans ce perpetuel mouvement!
 
Fort d'avoir obtenu mes lettres, je me rends le lundi matin a l'ambassade d'Iran qui me demande de remplir des documents, mes photos, ma lettre de recommandation.... et me dit de revenir dans une semaine, ils me donneront alors le visa..... Je suis un peu pessimiste, ils ne gardent pas mon passeport. Que faire pendant une semaine a Delhi sous cette chaleur accablante.
 
J'erre dans Delhi, passe devant une agence de voyage, entre, demande, sans conviction, les disponibilites pour un vol sur Leh (ladakh)! A ma grande surprise, c'est possible! Je decide donc de partir le lendemain matin et ne revenir que dix jours plus tard.
 
A mon retour a la guesthouse c'est l'incomprehension qui domine, il me croyait partant pour le Pakistan et l'Iran me voila partant pour Leh au coeur des montagnes du Ladakh!
 
Je prends mon vol le matin tres tot, je dois passer un nombre de controle de securite invraisemblable d'autant plus que j'ai oublie mon couteau suisse dans mon bagage a main qui par consequennt doit etre enregistre. Que cela ne soit pas accepte je suis d'accord mais les allumettes sont refusees sous pretexte que le vol est non fumeur. C'est incroyable!
 
Le Ladakh 
 
Le vol pour Leh est relativement impressionnant particulierement l'arrivee a 3500m d'altitude entre les montagnes. Pour acceder a la piste le pilote prends un large virage, pendant un instant je crois que l'aile touche la montagne sur le flanc droit de l'avion. Mais c'est aussi un vol magnifique ou les paysages sont extremes beaux, particulierement les montagnes enneigees.
 
Leh est une ville en altitude... quel choc!! En effet a la descente de l'avion il fait froid et tout le monde se regarde et essaie de trouver un peu de chaleur dans le bus nous transportant de l'avion a l'aeroport.
 
Des mon arrivee a l'hotel, la famille me recommande immediatement de boire beaucoup et de ne pas sortir de l'hotel durant mes deux premieres journees a Leh. Mais je retrouve par hasard Cecilia (arrivee la veille), et nous partons immediatement a la visite de Leh.... Des mon retour a l'hotel, c'est l'inquietude qui domine et la fille des proprietaires me demandent si je me sens bien, je ne comprends pas pourquoi autant de sollicitude et realise que je n'ai guere bu durant la journee malgre cela je suis en pleine forme.... jusqu'au lendemain matin ou je me reveille avec un mal de tete enorme ce qui me decide a boire beaucoup.
 
La pouplation de Leh est compose de boudhistes et de musulmans et la tension y est forte. Le physique des habitants est tres different de celui des indiens du Nord, leur visage sont plus ronds, les traits plus fins ils ressemblent plus aux nepalais ou aux chinois. Le comportement est aussi tres different, ils sont beaucoup moins arnaqueurs, les rapports sont plus sains.
 
 
 
La guesthouse: une grande famille
 
J'arrive dans une guesthouse familiale ou le systeme de fonctionnement inedit en Inde( mais le ladakh est-il vraiment l'Inde?): tout est fonde sur la confiance
 
En effet un diner avec un menu fixe est servi le soir dans une salle commune (c'est aussi l'occasion de nombreuses rencontres avec des voyageurs au long cours), a la fin du sejour, il suffit de dire le nombre de repas pris et la facture est ainsi faite, il n' y a aucun autre controle. C'est peut etre la premiere fois en Inde ou je vis cela!
 
Au dela de cela la famille est d'une gentillesse extreme et toujours disposee a plaisanter ce qui rend le sejour vraiment tres tres agreable!
 
Ils ont aussi accumule de nombreux livres ce qui va me permettre de retrouver un peu de lecture, je commencais a etre en manque. Cela me pousse a lire pour la premiere fois un livre de Mary Higgins Clark et de Pennac. Je n'ai malheureusement pas du tout aime ces deux lectures, j'aimerais tant savoir si ce sont les deux ouvrages lus qui n'etaient pas bons ou l'oeuvre de ces auteurs qui est mauvaise. En rentrant je me promets de lire un autre livre de Pennac et Marry Higgins Clark.
 
Mais j'ai aussi trouve un livre de Russel Banks "Trailerpark" qui a l'inverse etait excellent bien que tres pessimiste!
 
Ce lieu est un veritable petit paradis en Inde
 
Leh est aussi un lieu de rencontre extraordinaire avec les voyageurs.
 
J'erre dans la ville et rencontre un couple d'italien apercu dans l'avion. Nous discutons un peu, je decouvre qu'il est libraire. Nous decidons alors de prendre un the ensemble puis nous retrouvons un couple argentin passionne de litterature et plus particulierement francaise. Puis Cecilia arrive avec un suedois et un anglais dont un des auteurs preferes est David Lodge.
 
Apres quelques heures passes a boire du the, il est temps de diner, nous retrouvons d'autres voyageurs (francais, israeliens, allemands, australiens....). Nous formons une table d'une vingtaine de personnes ou toutes les nationalites sont representees, nous sommes finalement un petit O.N.U ! C'est absolument genial d'autant plus que nombre d'entre nous aimons lire. La jeune argentine connait parfaitement la litterature classique francaise, cite regulierement Mallarme, Baudelaire, Rimbaud, Apolinaire, Verlaine.... j'essaie de lui expliquer que nombre de ces auteurs ne sont quasiment pas lus en France, elle ne veut absolument pas me croire, elle semble decue d'entendre cela!
 
Au dela des nombreuses rencontres, le ladakh est un lieu magique avec ses montagnes et ses vieux monasteres boudhiques
 
Je pars a Himis visiter un monastere au coeur de la montagne. Je fais le trajet sur le toit du bus, j'oublie tout confort, je suis juste accroche aux parois du bus, contemple les yeux ecarquilles les montagnes enneigees, le reflet des nuages sur la montagne. Le monastere est tout aussi magnifique avec ses thankas et ses moines dont le visage est marque par l'hiver rude de la region.
 
Sur le retour, le trajet en bus est tout aussi eprouvant mais c'est a nouveau un nouveau spectacle, la lumiere est differente et par consequent c'est de nouveaux paysages que je decouvre...
 
Je decouvre d'autres monasteres a flanc de montagne ils sont tous aussi beau les uns que les autres. Dans l'un d'entre eux, je passe du temps avec de jeunes moines, autour d'un the, nous conversons, regardons des photos  notre seul moyen de communication. Leurs visages sont superbes et certains d'entre eux degagent une grande serenite.
 
 
 
Une grave maladie ?
 
De mon lit, je vois une montagne dont le sommet est enneigee et le ciel etoilee que j'observe longuement puis je m'endors pour me reveiller seulement trois jours apres.... Mais le plus incroyable est mon reve.
 
Je n'ai pas l'habitude de raconter mes reves mais cela fut assez etonnant:
 
Je pars le matin avec un chauffeur dans la Nurbah Valley. Je ne sais pas reellement ou cela se situe. Mais j'entends une musique indienne ou ladakhi tres forte dans cette voiture c'est parfois desagreable mais je finis par m'habituer, repete des paroles ce qui provoque l'hilarite de mon chauffeur. C'est une veritable ascension, la route est sinueuse, mes yeux sont grands ouverts je ne peux les detacher de ces montagnes rocailleuses, denudees dont le sommet est recouvert d'un drap blanc, puis l'ombre des nuages noircit une partie de montagne, l'autre partie reste ocre ou grise. J'essaie de me reveiller mais n'y parviens pas, la voiture continue son ascension. Ma tete hors de la voiture, mon visage est fouette par le vent, mon visage rougit par le froid mais je n'arrive a rentrer l'integralite de mon corps dans cette voiture. Est elle trop petite? Non je contemple juste la vallee derriere nous ou le vert domine, ou je distingue des plans de riz. Je ne comprends rien il est impossible de voir tant de couleur dans le meme espace. J'essaie de bouger pour me reveiller rien n'y fait je reste dans cette voiture avec ce chauffeur ne parlant pas anglais, j'aimerais lui parler lui dire combien c'est beau. Mais sa seule reponse est une question: "je m'arrete ? vous voulez prendre une photo?" Je ne comprends rien! Que se passe-t-il?
 
La route continue a monter il me propose de s'arreter pour boire un the, il fait vraiment froid en dessous de zero nous sommes a 5612m d'altitude il y a juste des militaires et quelques touristes autour de nous. Le the est bon, mon corps se rechauffe,  je pars marcher mais apres quelque metres j'ai du mal a respirer, l'oxygene me manque.
 
Nous remontons dans la voiture, je suis etonne de voir autant de neige je lui demande de s'arreter et realise que sur la pointe des pieds et le bras leve je ne peux toucher cette congere.
 
Puis c'est la redescente de l'autre cote du versant, avec des paysages completement differents. Les montagnes sont plus enneigees avec de tres belles formes geometriques, les reflets de nuages tant sur la roche que sur la neige augmentent grandement le nombre de couleurs deja presente dans la vallee. Nous arrivons dans la vallee de l'Hindus. Ce fleuve est tres large mais en partie asseche ce qui donne des petits ilots de pierre avec autour une eau boueuse les montagnes s'elevant des deux cotes donnent un cote gigantesque au site. Le long de l'Hindus il y a des espaces verts avec un lac ou je decouvre des yacks. Je descends de la voiture m'approche, les contemple, ils sont beaux avec leurs longs poils noirs et surtout il degage une puissance incroyable. Ce reve est vraiment incroyable car sur ce lac, un bloc de glace est pose avec de la neige le recouvrant.
 
Puis nous continuons a descendre et la apparait un desert de pierre puis un village, un monastere avec des thankas de plus de six cents ans. C'est magique! Nous reprenons la route pour arriver dans un desert de sable (j'aimerais etre maintenant un geologue pour expliquer ce phenomene). Apres avoir eu froid, je subis une forte chaleur, le long de l'Hindus se trouvent des chameaux.
 
Decidement ce reve m'entraine dans un profond delire: des chameaux a plus de 3000m d'altitude!
 
Au meme moment un nuage au sommet d'une montagne forme un arc et les rayons du soleil se fraient un chemin pour illuminer la vallee.
 
Puis nous nous arretons enfin et c'est a nouveau un miracle des sources chaudes: je plonge ma tete dans l'eau chaude c'est agreable apres ce froid du a l'altitude.
 
Le lendemain nous repartons je prends le volant… Non c'est impossible nous sommes en Inde pourtant je conduis, je derape sur du sable, mon chauffeur assis a cote de moi a peur….
 
Je visite de nouveaux temples dont un avec un somptueux boudha en or.
 
Puis nous reprenons l'ascension pour rentrer je laisse derriere moi cette somptueuse vallee et ses monasteres.
 
Nous sommes encore arretes a un checkpoint. Un militaire me demande s'il peut se joindre a nous pour rejoindre Leh. Tel un indien je lui demande combien il paie et j'acquiesce tel un autochtone en penchant legerement la tete sur la droite….
 
Lors de la descente vers Leh bien que cela soit la meme route, les paysages sont a nouveau autres, les points de vue sont differentes notamment l'arrivee ou je realise l'oasis de verdure de Leh.
 
Je suis epuise apres ce reve, je me retourne dans le lit mes yeux s'ouvrent lentement je revois la montagne qui fait face a ma chambre. Oui je me reveille... Enfin !
 
Le lendemain de ce reve j'assiste a un " enseignement" du Dalai Lama ou participre pres de vingt milles personnes. Il s'exprime en tibetain et s'est traduit en simultane en anglais dans un coin tout proche de son estrade ou sont regroupes les etrangers. Puis une fois son discours termine il est traduit en ladakhi.
 
Le discours est tres interessant il explique combien le proselytisme est dangereux et ne mene a rien, prends l'exemple du proselytisme musulman et boudhiste au ladakh… Son propos a d'autant plus d'impact tant la situation ici est tendue entre les deux communautes. Il ne comprends guere pourquoi les occidentaux se convertissent tant au boudhisme et leur conseille de plutot revenir a leur racines que de se convertir…
 
La foule composee de ladakhis, de "zanskari" et de nombreux moines boudhistes avec leurs habits traditionnels est un melanges de couleurs extraordinaires mais je n'ose pas prendre de photos. Je suis tout de meme a une ceremonie religieuse.
 
Malheureseument mon escapade ici prends fin et je dois revenir a Delhi affronter la chaleur et les ambassades iraniennes et pakistanaises.

Par Hervé - Publié dans : Récit de voyage 2003
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Mardi 29 mai 2007 2 29 05 2007 08:27
11 juin 2003:

Salut a tous,
 
Oui je sais j'ai fait le même avertissement dans mon précèdent message quant la longueur mais la j'aurai tendance à vous dire a vos imprimantes....
 
Me voila parti depuis 3 mois!
 
J'ai envie de vous dire une grande vérité, une lapalissade: le temps passe vite, trop vite!
 
En effet mon séjour d’un mois en Birmanie fut trop court: je n'ai pas eu le temps de visiter tous les sites mais surtout de rencontrer encore et encore les birmans. C'est donc avec regrets que j'ai quitte la Birmanie mais avec une certitude: je reviendrai!
 
Quant à l'Inde mes sentiments sont souvent contradictoires : beauté laideur, honnêteté malhonnêteté, gentillesse rosserie, amour haine....
 
Je voudrais avant de continuer de vous narrer mon voyage en Inde, vous faire partager mes interrogations quant aux chauffeurs de taxi, de bus, de rickshaw-wallahs à moteur et à bicyclette, des conducteurs de carrioles à cheval...
 
En effet est-ce la lie de la société qui devient chauffeur de taxi ou la profession qui pervertit ses personnes ?
 
Oui je vous entends déjà dire que de gentianales ! Alors je vais vous donner quelques exemples :
 
En Birmanie l’approche d’un touriste a pour effet mécanique de faire augmenter le prix surtout s’il est très tôt ou très tard. Je dois me rendre a l’aéroport le matin très tôt, je suis oblige de négocier durement pour obtenir un prix raisonnable(?). J'aime le ridicule alors je demande le compteur mais mon chauffeur est vraiment désole et avec un visage triste il me fait part de son problème son compteur ne fonctionne pas. Je suis tellement gêné pour lui, une telle mauvaise nouvelle!!!!!!!!  Mais une fois le prix fixe, la discussion est finie et nous partons sans aucun autre problème
 
L’Inde est sans doute le pays ou les histoires les plus rocambolesques vous arrivent dans un taxi ou un rickshaw ; je vous ai déjà fait part de mon expérience a Kalkota mais d’autres me sont arrivées. Il faut savoir que la plupart des taxis ont des commissions assez importantes dans les hôtels alors....
 
La première étape: la négociation: ne jamais partir sans avoir fixe le prix ! Suivant l’hôtel que vous avez choisi, le prix est différent non par rapport a la distance à parcourir mais en fonction de sa commission dans cet hôtel ou le type d'hôtel car il en déduit votre niveau de vie.
 
Par principe je divise toujours par 2 ou 3 le premier prix annonce.
 
Tous les chauffeurs indiens ont le même argumentaire en trois points: je te fait un prix en tant qu'ami (mais on se connaît depuis cinq  minutes!) soit a peine 5 ou 10% de remise  Pas non plus trop stupide, j’insiste et obtiens 30% et la deuxième étape est enfin franchie avec l’argument que ce n'est vraiment pas cher (cheap price) et la j'hésite toujours entre m'énerver (c'est a dire lui  taper dessus) ou rire de la situation mais une dernière proposition avec l'argument "indian price  not tourist price" c'est le coup de grâce je ne peux vraiment plus rien faire et si j'insiste il me décrit ses conditions de vie et je pourrais commencer une dépression  alors j'arrête la négociation !
 
La deuxième étape: le trajet
 
Fier de ma négociation, me voila parti mais il s’arrête et me propose de renégocier le prix Eh oui les taxis se font rares dans cette avenue et la je montre mes crocs je prends mon sac commence à descendre.... finalement il ne veut plus re-négocier, mais l’histoire n’est pas finie et on n’est toujours pas arrivé.....  Incroyable un des ses très bons amis voire son oncle son frère a un excellent hôtel et pas cher ! Un prix indien mais seulement pour moi je suis tout de même son frère (eh oui la situation évolue rapidement d'amis a frère c'est l'espace de cinq minutes)! De toute façon l’hôtel que j’ai choisi, a brûlé, le propriétaire est mort.... Je finis par perdre mon calme, on arrive finalement a mon hôtel et il me demande un pourboire puis un supplément pour les bagages Apres m’avoir use (c’est volontairement un euphémisme), il croit sincèrement que je vais lui donner une roupie de plus. Mais reste le dernier argument des rickshaws à bicyclette : je suis un pauvre homme et  mon travail est dur,  le sentiment de culpabilité apparaît et puis non et non je ne suis pas un pigeon !
 
Cela vous parait impossible ? Ce n’est qu’UNE scène ordinaire de ma vie quotidienne en Inde et a ma grande surprise même les touristes indiens ont droit a ce traitement !
 
 
 
Je vous ai quitte a Kajuharo ou je suis pourtant reste quelques jours supplémentaires.
 
Je reviens dîner chez une famille indienne ou la nourriture est excellente. Assis par terre, autour des mets c'est un délice de saveur et d'odeur; le "chai" (thé) est le meilleur depuis mon arrivée en Inde! Ce mélange de thé et de lait est succulent. Et que dire de ce curry végétarien! Mes lèvres, mon palais se souviennent encore avec nostalgie du goût.
 
Accompagnant dans une autre famille une voyageuse, je découvre un nouveau jeu (vu en Birmanie et parfois dans la rue en Inde): c'est un plateau carre avec quatre trous dans chaque angle; sur ce carre sont disposes des jetons rouges et noirs et un jeton blanc. Les règles sont relativement similaires à celles du billard mais c'est avec les doigts que le jeton blanc (équivalent de la boule blanche au billard) est pousse.
 
Apres m'avoir explique les règles élémentaires, ils m'invitent à jouer. Par ma maladresse, je déclenche de nombreux fou rire. Malgré leurs explications quant à l'équilibre de ma main sur la table de jeu, je reste très mauvais! Alors me reste la naïveté de mes partenaires et la tricherie pour réussir à gagner. En trichant très grossièrement afin d'être vu par quelques participants (mais non des enfants), je ne parviens toujours pas a gagner mais les rires sont de plus en plus importants et surtout les plus jeunes répètent mes blagues et trichent a leur tour. Ce moment est vraiment très drôle! Cette heure passée dans cette famille restera avec les dîners mon meilleur souvenir de Kajuharo.
 
 
 
Je quitte Kajuharo pour Orcha, un petit village ou le calme règne et où de nombreux temples furent édifiés. Des mon arrivée dans le village l’impression est très différente de toutes mes étapes précédentes il n’y a pas de rabatteurs et surtout pas de rickshaws. C’est déjà reposant !
 
Une fois mon sac pose je pars a l’assaut, avec une autre voyageuse, du village, du palace (je le visiterai que demain il est trop tard maintenant) et du marche cela semble merveilleux et grandiose la vie est ici paisible les gens disent bonjour demandent mon pays d’origine mais sans arrières pensées.
 
Seul client de ma guesthouse, je discute avec le propriétaire, de nombreux pétards éclatent non loin de la, c’est un mariage. C'est alors une discussion sur le mariage en Inde qui s’engage. Il ne comprend pas les occidentaux et leurs moeurs légers (tout en étant un peu jaloux !), justifie le système des mariages arranges: les parents connaissent leurs enfants et peuvent ainsi définir quel partenaire leur conviendra; Le couple apprendra à s'aimer tout au long de la vie (?)... Il me décrit les différentes traditions relatives au mariage: la visite des parents respectifs, les jeunes maries ne doivent pas se différentes avant le jour de la cérémonie, la jeune fille doit tout apporte pour le foyer (une charge énorme pour sa famille). Malgré l’intérêt de la discussion c’est une grande incompréhension entre nous.... des traditions tellement opposées.
 
Aujourd'hui je visite le palace d'Orcha, c'est tout simplement splendide et grandiose malheureusement pas toujours très bien entretenu et sans aucune explication. Je ne trouve pas les peintures murales décrites par mon guide, je me renseigne auprès du gardien, il  ne comprend pas ou ne veut pas comprendre alors j'insiste, il me demande de le suivre, il ouvre alors des portes derrière lesquelles je découvre de magnifiques peintures murales.
 
Apres deux jours j'ai déjà mes habitudes dans ce village cela me permet de sympathiser avec le restaurateur qui a la fin d'un déjeuner m'offre (oui c'est possible en Inde!) de goûter une sorte de lassi a la mangue. C'est tout simplement un délice. Alors... à chaque halte de la journée, je viens boire ce jus de mangue ! Un régal! Mais je dois me résigner à partir et continuer mes visites et notamment celle du Taj Mahal, LE symbole de l'Inde.
 
La ville d'Agra ou se trouve le Taj Mahal est sans doute la ville la plus touristique d'Inde... la plus terrible en terme de rabatteurs. Des la descente du train (qui ne devait jamais être en retard... enfin 1 heure ce n'est pas un retard!), c'est l'enfer les chauffeurs de tous les types d'engins vous harcèlent. Je suis donc très agressifs avec eux et demande mon hôtel mais ils ne l'aiment pas. En effet cet hôtel ne verse pas de commissions! Un chauffeur finit par accepter et me demande pourquoi je (comme beaucoup de voyageurs) suis si désagréable. Je me sens alors coupable, je suis tombe sur un chauffeur sympathique.... la confiance retrouve il me propose un rendez vous pour demain afin  de visiter quelques magasins.... Je vais vraiment finir par mordre!
 
La ville n'est pas sure et je ressens une certaine anxiété, je prends assez tard un rickshaw, il s'arrête dans une rue sombre, je suis anxieux voire paranoïaque, dans ma poche je prends mon couteau lame ouverte et j'attends ! Le chauffeur me demande si quelque chose ne va pas mais avec calme je réponds par la négative tout en serrant un peu plus le manche du couteau puis il redémarre. Je ne m'explique pas mon attitude. Existait-il réellement un risque ou était-ce seulement mon angoisse?
 
La visite du Taj Mahal est une expérience fantastique plusieurs points de vue. En effet en tant que touriste étranger je paie 37 fois le prix indien (a quand la Tour Eiffel ou le Louvre 20 fois plus cher pour les touristes étrangers que pour les français.....). Puis après l'achat de mon ticket, je suis fouille et refoule car j'ai un briquet dans la poche!
 
Apres ces péripéties c'est enfin la découverte du Taj Mahal avec ces lignes parfaites et son reflet dans le bassin, une oeuvre architecturale superbe et ce fut construit en hommage à une femme. Je suis toutefois déçu : tous les voyageurs rencontres parlaient avec un tel enthousiasme de ce monument que j’attendais un site encore plus grandiose!
 
A une heure de bus “indien” d’Agra, le site de Fatherpur Sikrit me réconcilie avec les sites indiens c’est une ville morte magnifique ou les bâtiments sont bien conserves mais le plus incroyable c’est la présence d’explications. L’empereur Akbar avait construit ce magnifique palais avec une résidence pour chacune de ses femmes qui étaient toutes d’une confession différente.
 
Fatherpur Sikrit c’est aussi une mosquée avec une entrée gigantesque de 54m de haut. L’intérieur est tout aussi grandiose avec quelques peintures murales. L’atmosphère est paisible. Dans le village les gens ne vivent pas intégralement du tourisme et ne cherchent donc pas à vous arnaquer c'est ainsi l’occasion de discuter avec eux.
 
Me voila parti maintenant pour le Rajasthan!
 
Ma première étape me mène à Jaipur, une ville ocre avec des portes gigantesques. J'arrive dans un hôtel avec un cadre merveilleux, une ancienne résidence de Maharadja, un jardin intérieur… malheureusement c'est aussi un personnel désagréable dont la préoccupation principale est vendre (même le matin après le petit déjeuner) et sûrement pas me rendre la vie facile. Cela gâche le cadre!
 
Un chauffeur de rickshaw parlant français (il a vécu quelques mois en France), sous prétexte qu'un Euro en France cela ne représente qu'un café, il nous demande un prix exorbitant.....Partant du même principe, j'ai décidé que de retour a Paris, je paierai mon café au prix indien. Pourquoi? J'ai vécu quelques mois en Inde!
 
Le moral est bas, je me sens las, je suis exaspéré (c'est même un euphémisme) par les indiens et leur rapport avec l'argent des touristes; c'est usant, toutes les relations sont fondées sur ce principe, je deviens agressif avec les rickshaws, en fait je me comporte comme eux. Que fais-je ici? Peut être devrais je partir plus tôt d'Inde ?
 
Mais Jaipur, c'est aussi des rencontres avec des voyageurs, une française travaillant en Afghanistan, un couple faisant un tour du monde, nous faisons une partie de chemin ensemble, le moral revient, nous buvons un pastis, c'est un sentiment étrange de retrouver un goût familier....un bonheur retrouve.
 
Sous la chaleur accablante (entre 40 et 45C) je visite le City Palace très beau, le palais des vents tout simplement magnifique avec la vue sur cette ville rose ocre. Dans les rues a cote des vaches, je croise des chameaux voire quelques éléphants! C'est une première approche avec la culture râjasthâni et la vie des maharadjas.
 
Non loin de Jaipur, Amber: que dire de ce fort: les superlatifs me manquent un cote gigantesque, de magnifiques peintures murales, mes yeux se remplissent encore et encore d'images.... 
 
Mais je quitte Jaipur pour Pushkar après une arnaque par l'agence de voyages tant sur le prix que sur la définition du bus de luxe.
 
Ce n'est pas grave, j'arrive à Puskar.
 
C'est avec fatalisme que j'assiste a l'ouverture au pied de biche du coffre du bus Eh oui mon sac a dos est a l'intérieur!   Evidemment, en attendant, un indien me recommande une guest house, je mens (la meilleure chose à faire avec les rabatteurs!): j'ai déjà réservé dans un hôtel mais selon lui le propriétaire est décède l'avant veille ! Encore une arnaque......
 
Enfin mon sac a dos! Je suis donc décidé après cette demi-heure d'attente à rejoindre mon hôtel. J'arrive dans la guesthouse ou se trouve réunis de nombreux indiens. Un jeune m'accueille, me donne une chambre et m'explique que son grand père est décédé...... Aie j'étais tombe sur un indien honnête!
 
Beaucoup de monde rend visite a la famille, se déchausse a l'entrée mais une des personnes prends mes chaussures en partant me voila sans mes sandales ! Avec le propriétaire, nous partons acheter une nouvelle paire. A notre retour, mes sandales sont retrouvées, la personne les avait prises par mégarde et donc rendues.
 
Quant a la ville sainte de Pushkar, elle est paisible, organisée autour du lac dans lequel les indiens hindous prennent leur bain, je ne ressens pas la même ferveur qu'a Varanassi. C'est une étape reposante ou je retrouve petit à petit le moral.
 
La chaleur est accablante je me promène dans la rue je discute avec des commerçants des événements internationaux, de l'Inde Avec haine ils décrivent les musulmans selon eux la plaie de l'Inde et du monde tout comme les ... Etats Unis. C'est aussi ce moment que je choisis (bien involontairement !) pour me trouver mal, ils me demandent immédiatement de m'asseoir et m'aspergent d'eau, je bois et reprends mes esprits....
 
Retrouvant des forces, je pars vers une nouvelle étape au Rajasthan: Jodhpur.
 
La encore, que d'anecdotes à vous raconter: je change de bus a Ajmer, une personne me réclame trente roupies (contre deux pour les indiens) pour descendre mon sac du toit du bus! Je n'en donne que 5 et il les refuse; énerve je reprends mes cinq roupies et monte dans mon nouveau bus.... fait incroyable il revient me réclamer les cinq roupies que je finis par lui donner.... avec rancoeur au vue de son attitude.
 
Un adolescent vient parler avec moi le seul occidental du bus et ne comprends pas pourquoi très peu de films indiens sont diffuses en France, alors de manière diplomate (j'y arrive encore!) je demande si les films français sont diffuses en Inde. Sa réponse est simple ou simpliste je ne sais pas : non... les films français: c’est de la "merde"! Encore une fois je garde mon calme ou n'est ce pas plutôt de la résignation devant tant de simplification.... de bêtise!
 
Mon arrivée a la station de bus: j'indique l'hôtel ou je veux me rendre, je prends un rickshaw, dont le prix est raisonnable, il est très charmant...... soyons vigilant ! Eh oui il me dépose dans un hôtel dont le nom est similaire a celui dans mon guide; je doute, je râle, il m'assure que c'est l'hôtel indique par le guide.... Je dépose mes affaires, part en ville et découvre le bon hôtel! Seule une lettre est différente dans le nom entres les deux hôtels ; Fatigue, énerve, exaspère je reviens chercher mes affaires et part immédiatement, ils veulent tout de même que je paie la chambre pour y avoir déposé mes affaires..... Surréaliste ! Je pars sans payer.... Encore une histoire de commission....
 
Inde: je te hais!
 
Apres la ville ocre de Jaipur, je découvre la ville bleue de Jodhpur. Si l'impression n'est pas extraordinaire en errant dans les rues, c'est tout le contraire quand on contemple la ville d'une terrasse. Toutes les maisons sont bleues et cela crée une réelle atmosphère.
 
Si la ville est bleue, dans les rues, les femmes portent des saris multicolores: il est parfois difficile de détourner les yeux de ces couleurs!
 
Le fort est magnifique, très bien restaure, avec de nombreuses pièces d'archives, tapisseries, pipe a opium, je rêve a la vie des maharadjas. C'est la première fois que je visite un monument en Inde avec un audio guide en français (inclus dans le prix de la visite!), les explications sont claires.
 
Lors de visites de villages près de Jodhpur, je découvre de nouvelles coutumes.... j'en profite pour boire un peu d'opium.... manger dans une famille un très bon curry.
 
Au delà des monuments, la marche aux épices est un des plus beaux d'Inde (parmi ceux visites); encore et encore des couleurs mais aussi des senteurs avec l'impression qu'une couleur correspond à une senteur sans aucun doute le seul fait de mon imagination....
 
Une rencontre agreable et drole avec.... un rickshaw. Oui c'est possible ! Des la sortie de mon hotel il vient a moi pour me proposer ces services, j'inverse les roles et lui demande ou je dois le conduire, il rentre dans mon jeu et me demande le prix, nous negocions, je deviens chauffeur de rickshaw (je fais donc peut etre partie de la lie de la societe!). Il pousse la discussion jusqu'au bout, me montre comment demarrer et nous voila partis, il reste tout de meme a cote de moi. Nous roulons pendant cinq minutes a travers Jodphur! la conduite est difficile, il faut eviter les  vaches, les pietons, les scooters, les voitures. Nous passons devant une place ou de nombreux rickshaw attendent, c'est l'hilarite quand il me decouvre aux commandes de cet engin! Ouf nous nous arretons la conduite en Inde n'est pas rassurante! Il m'invite a boire un the ! Malgre la difficulte pour communiquer ce n'est vraiment que du bonheur! Je suis reconcilie avec les rickshaws.... ou presque!
 
Malheureusement rien n'est parfait je suis tout pres de me battre dans la rue, un rabatteur m'attrape par le bras car je ne veux pas le suivre dans son magasin la tension monte, a mon tour je lui attrape le bras mais il me laisse finalement tranquille. Je n'ai jamais reagi ainsi je suis vraiment parfois sur les nerfs!
 
Je me rends a la station de bus avec "mon" rickshaw et c'est un nouveau depart vers Udaipur. 
 
Udaipur: ma reconciliation avec l'Inde et les indiens
 
Je m'apprete a rester deux ou trois jours dans cette ville pour visiter a nouveau des monuments encore et encore.
 
Mais au dela du palais du Maharadja, de celui de Mansoum dominant la ville, et un tres beau temple, Udaipur est la ville des rencontres et je reste une dizaine de jours.
 
Je m'installe dans un petit hotel de six chambres tenu par une famille et principalement par leur fils (Deep) de 25 ans avec deux jeunes employes tout aussi sympathiques. C'est deja ma premiere rencontre. Le proprietaire est en effet tres gentil et nous partageons avec d'autres pensionnaires (une indo-anglaise et un australien) le repas familial un curry de poulet savoureux bien que trop epice pour moi, nous buivons ensemble une biere et nous palabrons sur les differences culturelles, les traditions, l'evolution de l'Inde.
 
D'autres voyageurs (francais) arivvent c'est aussi une belle rencontre l'ambiance ne change pas dans l'hotel cela reste chaleureux!
 
Sur la terrase dominant le lac d'Udaipur, un soir, le proprietaire, apres avoir un peu bu, pleure. C'est la premiere fois que je vois un indien en larmes.... ils sont tres pudiques. Il est amoureux d'une indo-sud africaine, ne parvient pas a reunir tous les papiers necessaires pour obtenir un visa. Outre ces difficultes il doit se battre avec sa famille et les traditions. Il exprime ses difficultes a faire comprendre son amour et sa volonte d'etre avec elle et non avec une femme qu'il n'aimera pas. C'est etonnant tant d'intimite alors que nous nous connaissons pas. Je ne sais pourquoi je me decouvre aussi, exprime mes differents sentiments. Un souvenir inoubliable!
 
Je dors sur la terrase, ma chambre n'est qu'une consigne, un matin j'entends du bruit je ne realise pas ce qui se passe, ouvre les yeux et decouvre de nombreux singes (relativement agressifs) autour de moi qui entrent dans la cuisine (situe aussi sur la terrasse), un des employes parti aux toilettes ne peut revenir sur la terrasse deux singes perches en haut des escaliers le menacent. Pour tout vous dire je ne suis vraiment pas en confiance, Deep reussit a les chasser.OUF! En vous ecrivant je souris de la situation mais ce n'etait point le cas au moment des faits!
 
 A cote de la guestghouse, habite une famille de peintres miniature (la specialite d'Udaipur), ils ne cherchent pas a vendre (je finirai toutefois par acheter quelques peintures). Les parents et les deux freres (Kalash et Sham) avec leur famille vivent dans la maison. Ils sont tres tres tres gentils, je ne peux passer devant leur maison sans etre invite a boire un chai.
 
Des notre premiere rencontre Kalash me demande si je suis interesse par le cricket! Malheureusement je n'y comprends rien, il me propose alors de me joindre a lui le dimanche matin (a 6H30) pour une partie de cricket avec ses amis! Me voila enrole dans une equipe de cricket malgre leurs explications, je trouve ce jeu plutot ennuyeux mais ce fut avec plaisir que j'ai rencontre des indiens! Nous discutons de cricket et j'apprends vitre qu'il ne faut ni plaisanter, ni pratiquer l'ironie.
 
Quelques jours auparavant eut lieu un match entre les "West Indies" et l'Australie (meilleure equipe du monde aujourd'hui) or cette derniere a perdu. En plaisantant j'en ai deduit que les "West Indies" sont meilleures que l'Inde (qui a perdu en finale du championnat du monde contre l'Australie), c'est une levee de bouclier je dois expliquer avant de me faire lyncher...) que ce n'etait qu'une blague! J'ai par consequent une lecon sur le cricket, le meilleur joueur du monde indien (bien sur) et la hierarchie mondiale!
 
J'apprends aussi que tous les soirs sur ce meme terrain des jeunes jouent au football, je decide alors de m'y rendre. je suis accepte sans aucun probleme! C'est l'occasion de matchs ou le defi physique (sans aucune mechancete) est omnipresent. Les regards expriment parfois la sympathie, le remerciement mais aussi le defi. Si l'engagement dur ne me deplait pas, c'est avec nervosite que je reagis apres une franche bousculade, immediatement de nombreux joueurs viennent et me calment.... Ce n'est qu'une colere instinctive. Le stade est assez loin je dois m'y rendre en rickshaw mais pour le retour un joueur me raccompagne toujours  en moto nous arretons boire un the ou un soda (il est musulman...) ; je reussis une seule fois a payer et encore ce fut LA condition pour qu 'il me raccompagne.
 
Kalash me propose de sortir un soir avec ses amis. Nous allons boire de la biere tels des adolescents. En effet beaucoup d'indiens boivent mais ils se cachent. Nous achetons donc des bieres puis les dissimulons sous nos chemises et entrons dans un hotel qu'ils connaissent et buvons a l'abri des regards! Puis le retour, j'ai peur: nous sommes trois sur la moto (sans lumieres) et je suis en sandales! Jamais me viendrait a l'esprit de faire cela en France! Quelle inconscience! C'est definitivement une soiree d'adolescent!
 
Kalash m'invite avec un couple de francais a diner chez lui, c'est encore l'occasion de gouter a la cuisine familiale indienne nous mangeons du cabri c'est a nouveau un delice, nous discutons longtemps nous regardons de nombreuses photos... Encore une soiree exceptionnelle! Nous rentrons tard a l'hotel et les portes a l'etage sont fermees et c'est le pere qui dort au rez de chaussee qui escalade un mur et nous ouvre de l'interieur! Le lendemain Kalash nous propose de prendre le petit dejeuner avec eux nous refusons mais il le prepare et nous dejeunons ensemble!
 
Je reviens quelques jours apres diner chez Sham ; c'est a nouveau un delice et une nouvelle fois un plat inconnu "dalpati". Sa femme est orpheline et des qu'elle apprends que je suis fils unique et elle me designe comme son frere et me demande de dire a mes parents que j'ai maintenant une soeur en Inde! 
 
Inde: je t'aime
 
Je n'arrive pas a quitter Udaipur tout le monde est si aimable. j'achete des peintures miniatures sur le marche. Quelques jours apres, les marchands me reconnaissent et m'invitent a nouveau a boire le the sans me presenter aucune peinture juste pour le plaisir Je sympathise meme avec des chauffeurs de rickshaws avec qui je bois le the de temps a autres et discute librement du systeme de commission.
 
Je me rends a l'hopital gouvernemental ayurvedic (medecine indienne) d'Udaipur pour un massage c'est tres agreable je suis surpris par le systeme de paiement puiqu'il faut faire un don.Deep (le proprietaire de l'hotel) m'avait donne cette adresse car dans les lieux touristiques ils prennent des sommes astronomiques... j'etais en effet le seul touriste!
 
J'ai decide non sans mal de quitter jeudi prochain Udaipur pour aller a Jaisalmer aux portes du desert....
 
Bon courage et bonne route a tous,
 
En esperant avoir de vos nouvelles,
 
A bientot,
 
Herve
 
P.S. (1): Vous trouverez quelques photographies et l'historique du carnet de bord sur le site suivant: http://fr.briefcase.yahoo.com/herve_voyage
 
P.S. (2): J'ai lu un merveilleux roman d'Harry Mulish "La decouverte du ciel" je vous le recommande. A travers les deux personnages principaux, Il permet de reflechir sur les religions, l'engagement politique, sur la place de la science, sur l'amitie, sur l'amour avec de nombreuses references theologiques et philosophiques et surtout une tres belle ecriture.
 

 

Par Hervé - Publié dans : Récit de voyage 2003
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Lundi 28 mai 2007 1 28 05 2007 13:25
8 mai 2003:

Salut a tous,

En préambule je voudrais m'excuser... oui je sais cet e-mail est assez long et pourtant j'ai essaye de faire court!! Mais j'avais tellement de choses à vous raconter: Alors j'espère que vous ne vous ennuierez pas trop en le lisant.

 

Comme chaque matin a Darjeeling, je me rends dans mon échoppe  favorite (deux tables de 4 personnes) pour le petit déjeuner mais aujourd'hui les civilités sont différentes et la première question est moins classique puisqu'on me demande immédiatement si je ne suis pas malade. Mon visage doit être sans aucun doute pale j'ai passe la nuit sur la selle. Alors les conseils, les recommandations se succèdent. Un déjeuner allége tout d'abord, mes toasts sont déposés sur la table, ils sont déjà tartines; il n'est pas si désagréable d'être malade on est aux petits soins avec vous! Je dois revenir le midi pour manger une assiette de riz, c'est un ordre. Je décide alors de différer mon départ de quelques heures...

De ce temps gagne, j'en profite pour dire au revoir à Rakesh et plaisanter quant a nos parties de billard, malheureusement souvent perdues!

Je discute avec les propriétaires de ma guesthouse; c'est avec fierté qu'ils m'expliquent que leur fils travaille en Australie, c'est avec ironie qu'ils me révèlent leur faveur pour les touristes occidentaux et non les indiens... trop bruyants!

De retour dans mon échoppe pour mon déjeuner c'est avec surprise et un peu de dégoût que je vois le propriétaire ajoute à mon riz du citron confit mais ses explications sont convaincantes quant aux bienfaits pour mon estomac. Les repas sont, en Inde, plus ou moins bon mais la, j'ai vraiment beaucoup de mal a manger. Seul l'espoir de passer ma prochaine nuit dans le train en bonne santé entraîne ma cuillère jusqu'a ma bouche!

Le repas fini, je prends une jeep collective pour la gare de Siliguri. Sur la route étroite et en lacets, personne ne veut parfois céder le passage, nous avons donc un accident,  rien de grave mais les deux chauffeurs palabrent. Alors on attend je suis en compagnie d'un jeune ingénieur indien voulant s'engager dans l'armée, gage de prestige. Finalement nous arrivons, c'est maintenant quatre heures d'attente. Je dépose mon sac a dos a la consigne, cela semble complique, il est "interdit" de laisser un sac sans le fermer a clé je dois négocier pour qu'ils acceptent un sac a dos, c'est gagne et sans backshish! J'erre dans la gare, les gens s'installent pour dormir en attendant le train, d'autres mendient. Ah! deux autres étrangers: le couple d'anglais avec qui j'ai voyage de Kalkota a Darjeeling. Nous discutons, l'attente devient longue. Il est temps de se renseigner quant au numéro du quai. Mais nous avons largement le temps il a une heure de retard, je me réjouis a l'idée d'attendre une heure de plus! Nous décidons alors de manger est ce vraiment une bonne idée....

Enfin le train! 

Ne nous plaignons pas pour ces vingt heures de voyage je vais vivre dans le grand luxe je suis dans la classe avec air conditionne; c'est la même chose que celle avec le ventilateur enfin on a un repas de servi et un petit oreiller fournis. Le compartiment est compose de six couchettes (comme en France!) mais il n'existe pas de séparation car a la perpendiculaire sur l'autre paroi du train il y a deux autres lits superposes.

Il est une heure du matin, je peux enfin dormir, les indiens commencent à se coucher mais a cinq heure mon estomac me réveille je m'assois sur ma couchette pour aller aux toilettes. Malheureusement il est déjà trop tard.... Pas dans le train! tant pis!  Je me lève pour accéder a mon sac a dos (évidemment enchaîne sous une couchette), mal a l'aise je balaie du regard le compartiment, j'ai l'impression que tout le monde m'observent. Avec le pantalon colle à ma peau, j'essaie de me positionner de manière a ne pas être vu. Une fois mes affaires propres prises, je me rends aux toilettes honteux, en longeant les parois du train.  Enfin dans les toilettes, je ne peux plus être vu. Je relativise la saleté des toilettes indiens je suis tout de même le plus sale!  Je me lave, je ne suis vraiment pas a l'aise, l'espace est réduit. Pour obtenir l'eau, il faut maintenir une bague au niveau du robinet ah! c'est pratique ont ils pensent aux gens malades? Maintenant c'est bien j'ai pris ma douche (!!!) je suis change, mais je dois faire ma lessive avec ce robinet si facile d'utilisation....un mini enfer!

De retour dans le compartiment, je ne suis toujours pas confortable, je balaie du regard le wagon et finit par réaliser que la plupart des personnes dorment paisiblement!

Le trajet se poursuit. En fin d'après midi je m'assois à la porte du wagon qui est ouverte, les pieds dans le vide, le visage fouette par le vent chaud, la campagne indienne devant moi. Les indiens viennent fumer leur cigarette au dessus de ma tête et jettent leurs cendres a l'extérieur malheureusement ils reviennent sur ma tête!

Je suis un peu mélancolique, nous traversons de nombreux villages ou j'aperçois des femmes des enfants et quelques hommes portant en équilibre sur leur tête du foin ou des denrées. De nombreuses questions se bousculent: quelle est LEUR conception du bonheur et du malheur, du travail et de l'oisiveté, de la vie et de la mort ? Mais une seule réponse tellement facile m'apparaît: il faut relativiser. Ces questions sont elles seulement celles d'un occidental? J'aimerais arrêter ce train et leur demander....

Je reviens dans le compartiment, je n'arrive pas a me défaire de ces images de la campagne, de ces villages, de mes interrogations je reprends alors ma place a la porte du wagon. Le soleil se couche vite, le paysage est de plus en plus sombre. La nuit finit par envelopper la campagne indienne. Fin des interrogations.....

Varanassi (ex-Benares)

Des la descente du train je retrouve le couple d'anglais et... un suédois, nous sommes immédiatement assaillis par les chauffeurs de taxi et d'autorickshaws: a chaque pas vers la sortie de la gare les tarifs baissent c'est une sorte d'enchères a la baisse. Finalement nous partons dans un hôtel en dehors de la ville (plus pratique au vue de l'heure d'arrivée) mais des le lendemain je change d'hôtel et rejoint deux photographes français rencontre en Birmanie.  Avec son balcon donnant sur la Gange, cette guesthouse est merveilleuse sans compter quelques singes et écureuils jouant les troubles fêtent en chippant parfois la nourriture sur les tables!

Je déambule sans but précis dans la vielle ville. Ses petites ruelles sont si étroites il est difficile de marcher a deux, voire seul si je croise une vache. Tous mes stéréotypes quant a l'inde surgissent: les vaches, le foule, la ferveur religieuse autour du Gange mais c'est maintenant a mes yeux une réalité!

Chaque matin, dans une ruelle, se trouve une vache installée dans l'entrée d'un immeuble, seule sa tête dépasse de l'encadrement de la porte! Je n'arrive absolument pas à comprendre comment les gens peuvent entrer ou sortir de l'immeuble. Mes promenades dans la vielle ville sont parfois dangereuses deux vaches se coursent il faut se coller au mur pour les laisser passer! Mais le plus amusant est de réaliser qu'en restant quelques jours dans Varanassi, je les reconnais et me souviens dans quelle rue j'ai croise telle ou telle vache!

Une promenade en barque au lever du soleil, je découvre alors les palais des Maharadjas (tous dans un état plus... déplorable les uns que les autres), les indiens priant et prenant leur bain de le Gange, les laveurs qui frappent en rythme le linge (comment peut on rendre propre des vêtements avec l'eau du Gange?). Les pieds immerges dans le Gange ils frappent le linge humide sur une pierre au fur et à mesure que l'eau s'extrait du vêtement le son devient de plus en plus sourd; puis ils l'étendent sur les ghâts, c'est alors un patchwork de couleur sur les marches Etonnant!

Varanasi est considéré comme une ville sainte, je ressens parfois une tension. Près de certains temples de nombreux policiers! La tension avec les musulmans peut être importante je ne peux rentrer dans une rue menant a un temple car j'ai mon appareil photo, un indien est refuser il a un téléphone mobile: la crainte des attentats. J'y reviens sans mon appareil mais je ne suis pas autorise à pénétrer dans le temple seuls les hindous y sont autorises. A la mosquée jouxtant ce temple c'est exactement la même démarche. La seule solution pour contempler ces deux monuments est de monter dans un immeuble et accéder a un balcon malheureusement l'immeuble est compose de boutiques, malgré mes refus d'achats de plus en plus fermes ils insistent!

A ce propos, il est impossible d'être seul à Varanasi. Je suis toujours accosté... harcelé; les excuses varient mais les plus fréquentes sont Hashish Sir, Silk Sir, Change Money Sir, One roupie Sir. Le plus exaspèrent est d'avoir quotidiennement cette même question dix fois.... par la même personne. Le matin je joue parfois avec eux... un exemple? A la question d'ou je viens et ou je vais je réponds que je suis indien et lui demande a mon tour d'ou il vient et ou il se rend... Cela fait rarement rire mon interlocuteur! Le soir plus exaspéré par ce harcèlement, je ne réponds même plus ou je deviens parfois comme certains indiens agressifs! Certains s'excusent, alors... je me sens coupable! D'autres indiens ont plus d'humour, on peut ainsi trouver des tee-shirts avec comme inscriptions les réponses (négatives) aux questions les plus fréquemment posées. J'ai cédé, j'en ai acheté un!

Je me promène le long des ghâts a partir du coucher du soleil, une grande activité se dessinent les brahmans font des "pujhats" (des prières). Ils se servent de bougies, la lumière est très présente avec le feu, ils tracent des cercles dans l'air. Une atmosphère se dégage de cette cérémonie avec les percussions en fond sonore sans compter les petites bougies déposées dans le Gange par les pèlerins afin d'être plus chanceux. Le spectacle est même plus saisissant en barque car le ghât se retrouve illumine.

Je me rends aussi sur le ghât de crémation et la c'est une surprise de voir autant de bûchers avec les corps se consumant. Dans une rue derrière ce ghât il est vraiment fréquent (au moins une fois par demi-heure) de voir des hommes portant sur un brancard un corps recouvert d'un sari et de nombreuses fleurs principalement oranges. Seuls les hommes assistent à la cérémonie car les femmes sont considérées comme des pleureuses et ne permettraient pas à l'esprit de se libérer... La réalité est peut être différente il est, en fait, aujourd'hui (depuis seulement quelques années) interdit aux veuves de s'immoler avec leur mari. Les enfants (ils sont purs, les femmes enceintes et les sâdhus (vie pure et ascétiques) et les lépreux ne sont pas brûles mais jetés directement dans le gange. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de voir des ossements sur le Gange lors d'une balade en bateau.

A ce propos je décide de faire une balade en bateau avec deux routards qui se baignent parfois dans le Gange! Oui c’est bien le fleuve ou la pollution est 150 fois supérieure a toutes les normes! Je les considère comme fous, je touche avec le bout de mes doigts l'eau, la trouve relativement chaude. Je suis presque tente de les rejoindre (constatant mon hésitation ils insistent). Ouf je trouve une excuse j'ai mon argent et mon passeport je ne peux les laisser dans la barque. D'accord cette excuse est fallacieuse d'autant plus qu'ils sont amis avec le "boatdriver"(le conducteur de la barque; Diamond)! Alors je prends mon courage a demain je mets un premier pied dans l'eau (il faut être prudent...); elle est en effet chaude alors je décide d'"immerger" mes deux pieds puis finalement je plonge, je nage et c'est agréable! Il est temps de revenir dans la barque et de constater mes lésions dues à cette eau si pure. Non incroyable rien! Finalement c'est relativement saint (!) de se baigner dans le Gange. Toutefois des mon retour a l'hôtel je prends une douche; cette baignade ne correspondait pas a mon bain!

Cette balade est aussi une rencontre: Diamond le "boat driver" est très sympathique: nous discutons. Le lendemain matin, lors d'une nouvelle balade, il est plus prolixe et s'épanche sur sa vie, ces coutumes. C'est tout simplement passionnant. Il explique son amitié avec deux amis musulmans mais refusent l'idée que sa fille puisse se marier avec un musulman! Sa famille (ces trois enfants sa femme et son père) vivent dans une pièce de 5-6metre carre, avec son père et son fils aine ils se relaient pour dormir sur le bateau! Cette pièce est aussi la cuisine il est le seul à travailler, il avoue qu'en basse saison il doit mendier. Dans le même temps il est d'une générosité et honnêteté incroyable il avait invite à dîner les deux routards (grâce a qui je l'ai rencontre).

C'est aussi par leur intermédiaire que je rencontre deux enfants (avec qui ils ont réellement sympathise)  vendant des cartes postales dans la rue et découvre un monde violent. Un des enfants est apeure lors de notre passage sur les ghâts car d'autres le reconnaissent; or il n'est pas autorise à vendre sur cette portion des ghâts. Un adolescent (évidemment plus grand!) essaie de lui faire un croche patte, je suis surpris il ne réagit pas, je trouve cela injuste et me retourne avec un regard noir et apostrophe avec agressivité l'adolescent mais immédiatement l'enfant me demande de ne rien faire, je  le sens apeure. Mon attitude était en effet stupide, les conséquences auraient sans doute été violentes pour... lui.

C'est la fin de mon séjour à Varanassi et je pars avec des regrets car j'apprécie de plus en plus cette ville et son atmosphère notamment grâce a ses rencontres malheureusement trop tardives.

C'est aussi avec enthousiasme (!) que je reprends le train pour Khajuraho et comme toujours je pars avec une heure de retard, et j'arrive avec trois heures de retard! Mais cette fois ci c'est sans aucun problème de santé! 

Apres le train c'est une nouvelle expérience quatre heures de bus indiens! Un succès!

Mais en premier lieu une expérience administrative: en quelques mots, je me présente au guichet et me renseigne sur l'heure du bus! Eh bien je ne peux obtenir la réponse seul le bureau d'information juste à cote peut me renseigner! A;ors je m'y rends et fier de l'information obtenue, je fais trois pas sur ma gauche pour acheter le billet mais ce n'est toujours pas possible mais pourquoi ? Ah c'est malheureusement une nouvelle question je dois alors me décaler à nouveau pour revenir au guichet d'information....... Non et non ce n'est pas une plaisanterie.... c'est la réalité indienne!

Quant au bus, toutes les fenêtres ne sont pas "installées" cela devait être une option mais j'ai surtout le sentiment que les parois ne sont pas fixes. Nous avons évidemment une panne; je m'attends à une longue période d'attente mais quelle fut ma surprise de découvrir qu'avec une faucille demande à un paysan sur le bord de la route on peut réparer un bus!

C'est avec grand plaisir que j'arrive a Khajuraho, c'est une petite ville de dix mille habitants et les contacts s'établissent rapidement des mon deuxième jour je suis invite à dîner dans une famille; encore une fois une toute pièce servant tant de cuisine que de chambre, de salle à manger. C'est par terre que nous mangeons avec les doigts! Mais quel repas succulent et quelle gentillesse! Le poids de la tradition est aussi important l'homme ne fait strictement rien; ils sont maries depuis douze ans or la femme n'a aujourd'hui que vingt six ans... faites la soustraction c'est effrayant!

C'est à vélo (oups j'oublie de temps a temps de rouler a gauche!) que je découvre les temples de Khajuraho si surprenants, la pierre est finement sculptée et certaines sculptures représentent des scènes érotiques ou des images du Kamasutra!

 A bientôt,

Herve

Par Hervé - Publié dans : Récit de voyage 2003
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 05 2007 09:23
21 avril 2003:

Salut,
De retour a Darjeeling après un trek de 5 jours. Oui 5 jours ce n'est rien mais...
J'ai rencontre un "backpacker" anglais et suite a sa proposition, nous sommes partis des le lendemain euh non le surlendemain nous avons rate le bus... panne de réveil!
Seule l'idée du trek me rendait enthousiaste: les beaux paysages, les rencontres avec les villageois, l'effort physique....enfin les idées d'un citadin a la montagne.
Alors....
Apres trois heures de bus indien (déjà une épreuve!!) et un petit déjeuner copieux dans une gargote dans la ville de départ (Manhebhanjang a 2134m d'altitude), nous voila partis vers notre première étape soit Garibans a 2621m d'altitude. Le chemin est relativement large seule l'inclinaison nous (enfin pour être honnête ME) perturbe. C'est merveilleux de découvrir des raccourcis: le principe est simple la distance est moindre mais la difficulté est plus grande! Le dernier point n'était pas prévu... Le temps est clair nous apercevons le village de Manhebhanjang de plus en plus petitement.
 
Mais cette ascension me semble interminable de plus en plus de brume, de plus en plus essoufflé mais ou est cette première halte ? Enfin nous apercevons quelques maisons. Il est donc temps de boire le thé.
 
Fier de cette première ascension et de ces deux heures trente de marche, je demande combien de kilomètres il nous reste à parcourir pour atteindre Garibans (lieu de notre première nuit) et la réponse me déconcerte 14km mais ce n'est pas possible la première étape est de 16km, nous avons tant marche. Eh oui seulement deux kilomètres avaient été parcourus! Mes jambes sont alors encore plus lourdes. Mais Il faut alors repartir. On reprend le sentier, il est plat, c'est inespéré cela descend... ce n'est que pour rendre la fin plus difficile ! Le brouillard et les nuages enveloppent les montagnes, les paysages deviennent de plus en plus surréalistes mais le plus spectaculaire reste à venir.
 
Nous sommes finalement arrives a notre première étape ou presque (!) 2km en amont, a 2853m d'altitude dans un village du Népal. Les postes frontières se font rares sur les sentiers de montagne, je reconnais, cela a un cote excitant de traverser la frontière illégalement! C'est humide et fatigue que nous découvrons notre gîte chez une famille d'origine tibétaine. Autour du feu, le père de famille, professeur d'anglais nous donne son point de vue sur la situation au Tibet et son désir de retour, sur le Népal. Puis nous buvons une tonjba, une bière tibétaine. Présentée dans un récipient relativement haut et en bois (tout comme la paille); c'est relativement consistant (avec le millet), alcoolisé et cela se boit chaud, c'est alors un plaisir de réchauffer mon corps!
 
Dans les maisons traditionnelles le feu se trouve dans une pièce assez éloignée des autres. C'est en fait un monticule de terre cuite ou de ciment. De face on trouve une ouverture qui permet de mettre le bois et de laisser les plats au chaud. Sur le dessus il y a deux ouvertures pour mettre les casseroles afin de cuisiner. Cela serait plus facile à expliquer avec un dessin.....
 
Suite à cette première étape, nous reprenons la route à 8H (cela semble de bonheur mais cela ne l'est malheureusement pas). Et la c'est une journée tout aussi éprouvante mais magnifique. Nous marchons pendant 6-7H dans la montagne avec de difficiles ascensions. Mais sur les plateaux ou il n'y a rien, nous sommes totalement enveloppes par le brouillard a la fin s'y ajoute la pluie, c'est enivrant. Nous sommes au milieu de nulle part, un énorme sentiment de liberté. En prenant des raccourcis on découvre des yacks, ou des chèvres errant au milieu de ce non-lieu. Une halte pour déjeuner nous entraîne chez une vielle dame a l'entrée d'un village, elle nous propose de manger... de la viande: du yack! Ah je reprends des forces!
Parfois je reste debout dans le brouillard, le vent, la pluie seul avec le silence de la nature (est-ce vraiment un silence?). J'arrive complètement exténuer dans un village plus moderne (attention tout est relatif mais par exemple les toilettes ne sont pas a l'extérieur de l'hôtel) que celui de notre première étape avec une guesthouse quasi complète j'ai dormi dans la chambre des propriétaires. Nous sommes déjà a 3600m et le froid a pénètre mon corps lors des deux dernières heures de marche ou j'avançais vraiment pas en pas, de temps en temps je me concentrais tellement sur l'effort que j'oubliais de regarder autour de moi.
Avant de partir de la guesthouse j'achète un bonnet, ils me vendent un des leurs et le prix ? C'est simple e dois donner ce que je veux. Nous sommes bien loin des lieux touristiques indiens; ils sont désintéressés!
 
Le troisième jour doit être une journée facile sans ascension une marche de 5h. Pff ne jamais avoir confiance! Nous marchons durant sept longues heures, nous nous perdons chacun notre tour. De plus aucune halte possible pour prendre un thé nous sommes vraiment dans une sorte de noman's land. Mon compagnon de route décide faire une sieste (je ne sais comment il fait!). Je prends un raccourci (encore un !) et je me perds, j'entends un chien aboyer je me suis alors réjoui croyant être arrive mais non ce n'est qu'une ferme au milieu de nulle part. Pour être complètement honnête le chien est un peu agressif, je prends une pierre au cas où.... Puis un homme est venu, je lui dis le nom du lieu ou je veux me rendre il est surpris. Il me raccompagne sur le bon sentier. Il faut évidemment remonter. Malheureusement il marche très vite (ou je marche lentement?),  je n'arrive pas a le suivre, je suis frigorifie. Et j'arrive sur le bon sentier complètement extenué alors que lui est tranquillement en train de m'attendre. Je ne suis qu'un parisien... un citadin en somme.... Mais il faut continuer.... C'est merveilleux je marche sur un sentier, assez large, des deux cotes le ravin, je suis enveloppe par le brouillard, je ne vois qu'a vingt mètres devant moi mais un sentiment de liberté m'envahit, a nouveau, au milieu de nulle part, des arbres morts, l'herbe rase puis a nouveau quelques yacks....
Et encore une ascension avant d'arriver à notre "superbe" gîte de montagne. Un grand dortoir avec une porte donnant sur l'extérieur que personne ne ferme. Ah si! ils ferment mais a 22.00. Dans l’angle oppose, près de mon lit, la porte des toilettes qui donne sur l'extérieur et pendant la nuit les va et vient! J'ai donc dormi habille avec mon superbe bonnet !
Deux groupes de trekkeurs bengalis sont présents dans le gîte, ils chantent: chacun leur tour un groupe débute une chanson puis ils continuent en coeur. Ils sont aux deux extrémités du dortoir....
Le quatrième et le cinquième jour furent consacre a la redescente beaucoup moins éprouvante mais cette fois-ci je prenais beaucoup moins les raccourcis j'étais un peu fatigue.... de me perdre!
Notre dernière nuit dans la montagne est dans une guesthouse avec un montagnard aimant bien boire mais sa femme le limite. Une fois sa femme dans la cuisine, nous partageons nos brandy pour lui en offrir et ses yeux s'éclaircissent devant ce bonheur retrouve la conséquence est simple: nous ne comprenons plus son anglais qui devient de plus en plus approximatif et nous ne pouvons plus nous coucher!
Le retour en bus à Darjeeling est aussi un agréable moment. Entasse comme à l'habitude, un groupe de lycéennes de Darjeeling chantent, quasiment les quatre heures du trajet, des chansons populaires en hindi et en bengali. Elles se souviennent de moi, je ne comprends pas pourquoi oh! tout simplement nous nous sommes croises lors du trek plus particulièrement lors d'une des plus difficiles ascensions et je ne m'en rappelle presque pas il faut dire que c'était a l'arrivée du troisième jour et j'étais extenué! Oui c'était bien un citadin a la montagne! Mais pourquoi le bus s'arrête, ah il pleut il faut donc prendre nos sacs a dos sur nos genoux, denrées périssables doivent être a l'intérieur du bus. Finalement il restait de place dans ce bus!
Ce trek fut finalement une bonne expérience humaine; j'ai du, de temps en temps me faire violence pour continuer a "grimper" et les rencontres avec les villageois si chaleureux resteront de bons moments sans oublier les délicieux currys !
 
Maintenant je me repose et j'admire les paysages de Darjeeling et ses plantations de thé sur les versants de la montagne, j'ai visite une usine de thé; Darjeeling produit une grande partie du thé indien mais le thé de meilleure qualité est réserve a l'exportation.
Les rencontres se multiplient.
Un dîner incroyable avec une indienne, une américaine d'origine indienne, une islandaise un hollandais, des italiens, un turc, un portugais, une australienne et la langue anglaise comme moyen de communication une soirée exceptionnelle ou nous échangeons nos bons tuyaux mais aussi nos galères, nos points de vue parfois si différents. Sans compter la rencontre avec un américain passionne de littérature japonaise et de Milan Kundera.
Puis une amitié avec Rakesh l'indien qui gère le café Internet, on joue le soir au billard ensemble autour d'une bière, en retour je ne paye pas toujours Internet.
Je me rends jeudi à Varanassi (ex-Benares) pour quelques jours où je découvrirai une autre Inde celle des villes du Gange.
En espérant avoir de vos nouvelles,
A bientôt,
Herve.
Par Hervé - Publié dans : Récit de voyage 2003
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Samedi 26 mai 2007 6 26 05 2007 09:18
8 avril 2003: Namaste d'Inde

Bonjour a tous,
 
Voila deux semaines que je suis en Inde. Quel changement!
 
Tout d'abord mon départ de Birmanie commença par une négociation avec le
chauffeur de taxi pour me rendre a l'aéroport. Certains demandaient jusqu'a
trois fois le prix. Mais finalement l'un fut plus honnête et me prit avec
un tarif "normal"...... mais je ne savais pas encore que cela serait une
journée difficile avec les chauffeurs de taxi.
 
Apres mon vol via Bangkok, je suis arrive a Kalkota sous une pluie
diluvienne. Apres avoir change quelques roupies, j'ai pris un taxi prépayé
(le principe est simple on paie a un comptoir de l'aéroport, en indiquant
La destination et un taxi vous est designé). Je fis alors preuve de grande
naïveté: à la question du chauffeur est ce votre premier voyage à Kalkota,
je répondis OUI! Il m'a alors demande le papier remis au comptoir du
prépaiement mais retrouvant un peu de lucidité, j'ai conserve
l'original..... Apres quelques kilomètres dans une intense circulation et
sous une pluie battante il me demanda de payer la course. Je répondais que
je n'étais pas disposé à payer puisque c'était un taxi prépayé. Mais je
fus alors surpris de sa capacité d'imagination: je n'avais paye que la
réservation du taxi et non la course! Je refusais toujours de payer et il
me menaça donc de revenir à l'aéroport pour demander. Je commençais avoir
un doute. Je pris l'original du ticket et je découvris une inscription qui
me réconforta "do not pay any extra". A nouveau confiant je lui montrai le
document, il s'énerva en me traitant de fou. Il insista pour revenir a
l'aéroport pour demander... a ses collègues. Vu que le volume sonore dans
la voiture ne faisaient que s'accroître, j'ai accepte mais a la condition
de se rendre au comptoir du pre-paiement puis au poste de police de
l'aéroport. Ce fut alors un grand miracle: le silence se fit dans la
voiture....... nous arrivions mais il ne connaissait pas bien le quartier
(!!!) , il a donc coupe son moteur, m'a demande de descendre. Etant aussi
têtu je suis reste dans le véhicule en attendant qu'il redémarre (sachant
qu'il pleuvait) mais il n'en fit rien j'ai alors pris mon plan et je me
suis rendu compte que je n'étais qu'a une vingtaine de mètres de l'hôtel ou
je souhaitais aller, je suis donc descendu....... sans payer !
 
La rue était recouverte d'eau, le trottoir et la chausse se confondait et
après quelques pas, ma chance (!!!!) fut de mettre le pied dans le
caniveau et me voila avec de l'eau jusqu'au mollet.
 
L'arrivée à l'hôtel fut plus calme malgré une négociation difficile quant
au prix de la chambre..... La chambre sans fenêtre était tout simplement
compose d'un lit dont les ressorts du matelas sont casses et remplaces
par...... une planche en bois, des draps dont la couleur est
grise noire....... mais les parties communes sont propres ce qui est
l'essentiel!
 
Ma première journée a Kalkota fut donc une prise de conscience: les indiens
ont l'habitude des touristes ce fut aussi les premières découvertes
 
Quel plaisir de boire des lassis a l'ananas, a la banane, des jus de
fruits frais (oups! il y avait delà glace dans certains et mon estomac le
supporte mal...). Quelles variétés dans les plats! Quels délices ces
currys! Que de goûts différents dans la même assiette. Ah j'aime déjà
l'Inde.
 
Kalkota est une ville à cette période de l'année très chaude et très humide
jusqu'a 85% d'humidité et cela est parfois difficile a supporter.
 
 
 
La population des "routards" est largement concentrée dans le quartier de
Sudder Street. Cette population se décompose en deux grandes familles: les
bénévoles pour les différentes associations principalement Missionary of
Charity (Mere Theresa). Bénévoles, même quelques jours, chez Mère Theresa
semble pour certains être un passage oblige lors d'un voyage en Inde. La
deuxième catégorie sont les "paumes" cherchant de la drogue et autres moyen
d'"évasion"...de ce fait on vous en propose continuellement.
 
Lors d'une balade dans le jardin du Maidan, j'ai regarde des matches de
cricket. Ici c'est le sport national et personne ne plaisante avec cela.
L'Inde a récemment perdu la finale du championnat du monde de cricket et ce
fut vécu comme un drame. Les journaux consacraient leur une à cet événement.
Un parlementaire de l'opposition a compare le premier ministre aux joueurs
de l'équipe nationale ce qui n'était vraiment pas un compliment!
 
J'ai trouve quelques joueurs de foot et j'ai joue avec eux pendant deux
heures je suis rentre a mon hôtel extenué mais avec de nombreuses images
d'indiens heureux se félicitant pour une bonne passe ou pour un but réalisé
ensemble.
 
 
 
J'ai visite le Musée Indien qui serait un des plus grands musées d'Asie,
relativement beau. Une salle consacrée à chaque état indien est
relativement intéressante; elle pressente les traditions tant vestimentaires
qu'économiques selon les régions. De somptueuses sculptures en bois sont
aussi exposées et sont vraiment intéressantes par leur détail et décrivent
souvent la vie de Boudha
 
 
 
La visite du marche fut aussi une grande découverte, suivant les endroits
les odeurs sont tellement différentes. Les épices vous transportent dans un
autre monde, j'avais alors envie de déambuler dans les allées du marche.
Mais au détour d'une ruelle me voici dans le marche a viande ou sont tues
et exposes les cabris, les poulets et autres animaux et dépecés devant vous
dans une odeur non! dans la puanteur, les corbeaux rodant dans le marche et
mangeant les carcasses jetées non loin des stands vite vite je dois
retrouver le chemin du marche des légumes et des épices. Toutefois les
indiens les plus sympathiques sont ceux du marche a viande, ils veulent
communiquer avec vous. et vous invitent à regarder comment ils découpent
l'animal......
 
Une petite astuce extrêmement pratique pour éviter les rabatteurs du
marche, c'est de leur expliquer qu'on est intéressé par le marche a viande
et par miracle ils partent en courant: aucune commission donc aucun
intérêt.
 
 
 
A la recherche du "Petit Prince" en Bengali après l'avoir trouve en Birman,
j'ai parcouru un quartier de Calcuta ou le résident principal est le LIVRE.
Incroyable le quartier latin est comparativement un parent pauvre. Les
boutiques sont collées les unes contre les autres et sur le trottoir des
stands de bouquins, il est difficile de se frayer un chemin entre le magasin
et l'échoppe installée sur le trottoir. Pour accéder au comptoir de chacune
des librairies c'est un combat, la foule est toujours présente en Inde. Je
découvrais des rayons entiers de livres ou le désordre régnait mais ce
n'était qu'apparent a chaque demande d'un client les libraires se frayaient
un chemin a travers les rayons et les piles entreposées et revenaient avec
le livre demande.
 
Mais le plus incroyable était cette odeur de vieux papier qui émanaient de
ces boutiques, une odeur enivrante, j'avais tout simplement envie de
m'installer et feuilleter les livres même sans les comprendre.
 
Malheureusement, ma recherche du "Petit Prince" en bengali fut un échec, je
n'ai trouve qu'une édition indienne en....anglais. Mais tous les libraires
connaissaient le livre....
 
 
 
Me voici arrive a Darjeeling, une station d'altitude a 2100m. Quelle
tranquillité je peux oublie la chaleur, la pollution et surtout les
quémandeurs de Calcuta pas de rickshaws, pas de taxis.... J'ai découvert le
train indien et surtout une gare indienne c'est tout simplement
impressionnant j'avais l'impression d'être entraînée par la foule. Dans le
train, la première chose à faire, est d'attacher avec des chaînes ses
bagages, les vols sont très très fréquents. Sur le quai ou même dans le
train il y a des vendeurs ambulants de chaînes et cadenas! Il faut être
vraiment vigilant. Apres la nuit dans le train, j'ai partage une jeep pour
un trajet de 3 heures pour seulement 86Km mais quelle satisfaction d'être
au frais et au calme!
 
 
 
Les paysages sont ici splendides: au lever du soleil on aperçoit la chaîne
himalayenne tout orangée. Le matin assis sur le toit de l'hôtel c'est un
spectacle saisissant, féerique.
 
Je pars demain pour un trek de 5jours ou je monterai a 3600m d'altitude et
j'espère suivant le temps apercevoir d'autres somptueux paysages.
 
Une première expérience en Inde: le coiffeur: dans le marche une petite
échoppe de 1,5 en longueur et 50cm en largeur un siège et des ciseaux, un
rasoir et c'est parti il vous rase cela va vite et j'ai eu un peu peur
notamment de son énorme rasoir mais il l'essuie sur son doigt après chaque
passage sur votre peau alors on reprend confiance;s'il ne se coupe il ne
e coupera pas! Puis vient le tour des cheveux, il va vite ah! il s'arrête
quelqu'un rentre, il lui coupe juste un peu la moustache puis reprends.
Mais la fin est le plus surprenant une fois fini, il m'a masse la tête un
peu "violemment" mais cela reste agréable.
 
 
 
En espérant avoir de vos nouvelles,
 
A bientôt,
 
Herve
Par Hervé - Publié dans : Récit de voyage 2003
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