Namaste d'Inde

Publié le par Hervé

8 avril 2003: Namaste d'Inde

Bonjour a tous,
 
Voila deux semaines que je suis en Inde. Quel changement!
 
Tout d'abord mon départ de Birmanie commença par une négociation avec le
chauffeur de taxi pour me rendre a l'aéroport. Certains demandaient jusqu'a
trois fois le prix. Mais finalement l'un fut plus honnête et me prit avec
un tarif "normal"...... mais je ne savais pas encore que cela serait une
journée difficile avec les chauffeurs de taxi.
 
Apres mon vol via Bangkok, je suis arrive a Kalkota sous une pluie
diluvienne. Apres avoir change quelques roupies, j'ai pris un taxi prépayé
(le principe est simple on paie a un comptoir de l'aéroport, en indiquant
La destination et un taxi vous est designé). Je fis alors preuve de grande
naïveté: à la question du chauffeur est ce votre premier voyage à Kalkota,
je répondis OUI! Il m'a alors demande le papier remis au comptoir du
prépaiement mais retrouvant un peu de lucidité, j'ai conserve
l'original..... Apres quelques kilomètres dans une intense circulation et
sous une pluie battante il me demanda de payer la course. Je répondais que
je n'étais pas disposé à payer puisque c'était un taxi prépayé. Mais je
fus alors surpris de sa capacité d'imagination: je n'avais paye que la
réservation du taxi et non la course! Je refusais toujours de payer et il
me menaça donc de revenir à l'aéroport pour demander. Je commençais avoir
un doute. Je pris l'original du ticket et je découvris une inscription qui
me réconforta "do not pay any extra". A nouveau confiant je lui montrai le
document, il s'énerva en me traitant de fou. Il insista pour revenir a
l'aéroport pour demander... a ses collègues. Vu que le volume sonore dans
la voiture ne faisaient que s'accroître, j'ai accepte mais a la condition
de se rendre au comptoir du pre-paiement puis au poste de police de
l'aéroport. Ce fut alors un grand miracle: le silence se fit dans la
voiture....... nous arrivions mais il ne connaissait pas bien le quartier
(!!!) , il a donc coupe son moteur, m'a demande de descendre. Etant aussi
têtu je suis reste dans le véhicule en attendant qu'il redémarre (sachant
qu'il pleuvait) mais il n'en fit rien j'ai alors pris mon plan et je me
suis rendu compte que je n'étais qu'a une vingtaine de mètres de l'hôtel ou
je souhaitais aller, je suis donc descendu....... sans payer !
 
La rue était recouverte d'eau, le trottoir et la chausse se confondait et
après quelques pas, ma chance (!!!!) fut de mettre le pied dans le
caniveau et me voila avec de l'eau jusqu'au mollet.
 
L'arrivée à l'hôtel fut plus calme malgré une négociation difficile quant
au prix de la chambre..... La chambre sans fenêtre était tout simplement
compose d'un lit dont les ressorts du matelas sont casses et remplaces
par...... une planche en bois, des draps dont la couleur est
grise noire....... mais les parties communes sont propres ce qui est
l'essentiel!
 
Ma première journée a Kalkota fut donc une prise de conscience: les indiens
ont l'habitude des touristes ce fut aussi les premières découvertes
 
Quel plaisir de boire des lassis a l'ananas, a la banane, des jus de
fruits frais (oups! il y avait delà glace dans certains et mon estomac le
supporte mal...). Quelles variétés dans les plats! Quels délices ces
currys! Que de goûts différents dans la même assiette. Ah j'aime déjà
l'Inde.
 
Kalkota est une ville à cette période de l'année très chaude et très humide
jusqu'a 85% d'humidité et cela est parfois difficile a supporter.
 
 
 
La population des "routards" est largement concentrée dans le quartier de
Sudder Street. Cette population se décompose en deux grandes familles: les
bénévoles pour les différentes associations principalement Missionary of
Charity (Mere Theresa). Bénévoles, même quelques jours, chez Mère Theresa
semble pour certains être un passage oblige lors d'un voyage en Inde. La
deuxième catégorie sont les "paumes" cherchant de la drogue et autres moyen
d'"évasion"...de ce fait on vous en propose continuellement.
 
Lors d'une balade dans le jardin du Maidan, j'ai regarde des matches de
cricket. Ici c'est le sport national et personne ne plaisante avec cela.
L'Inde a récemment perdu la finale du championnat du monde de cricket et ce
fut vécu comme un drame. Les journaux consacraient leur une à cet événement.
Un parlementaire de l'opposition a compare le premier ministre aux joueurs
de l'équipe nationale ce qui n'était vraiment pas un compliment!
 
J'ai trouve quelques joueurs de foot et j'ai joue avec eux pendant deux
heures je suis rentre a mon hôtel extenué mais avec de nombreuses images
d'indiens heureux se félicitant pour une bonne passe ou pour un but réalisé
ensemble.
 
 
 
J'ai visite le Musée Indien qui serait un des plus grands musées d'Asie,
relativement beau. Une salle consacrée à chaque état indien est
relativement intéressante; elle pressente les traditions tant vestimentaires
qu'économiques selon les régions. De somptueuses sculptures en bois sont
aussi exposées et sont vraiment intéressantes par leur détail et décrivent
souvent la vie de Boudha
 
 
 
La visite du marche fut aussi une grande découverte, suivant les endroits
les odeurs sont tellement différentes. Les épices vous transportent dans un
autre monde, j'avais alors envie de déambuler dans les allées du marche.
Mais au détour d'une ruelle me voici dans le marche a viande ou sont tues
et exposes les cabris, les poulets et autres animaux et dépecés devant vous
dans une odeur non! dans la puanteur, les corbeaux rodant dans le marche et
mangeant les carcasses jetées non loin des stands vite vite je dois
retrouver le chemin du marche des légumes et des épices. Toutefois les
indiens les plus sympathiques sont ceux du marche a viande, ils veulent
communiquer avec vous. et vous invitent à regarder comment ils découpent
l'animal......
 
Une petite astuce extrêmement pratique pour éviter les rabatteurs du
marche, c'est de leur expliquer qu'on est intéressé par le marche a viande
et par miracle ils partent en courant: aucune commission donc aucun
intérêt.
 
 
 
A la recherche du "Petit Prince" en Bengali après l'avoir trouve en Birman,
j'ai parcouru un quartier de Calcuta ou le résident principal est le LIVRE.
Incroyable le quartier latin est comparativement un parent pauvre. Les
boutiques sont collées les unes contre les autres et sur le trottoir des
stands de bouquins, il est difficile de se frayer un chemin entre le magasin
et l'échoppe installée sur le trottoir. Pour accéder au comptoir de chacune
des librairies c'est un combat, la foule est toujours présente en Inde. Je
découvrais des rayons entiers de livres ou le désordre régnait mais ce
n'était qu'apparent a chaque demande d'un client les libraires se frayaient
un chemin a travers les rayons et les piles entreposées et revenaient avec
le livre demande.
 
Mais le plus incroyable était cette odeur de vieux papier qui émanaient de
ces boutiques, une odeur enivrante, j'avais tout simplement envie de
m'installer et feuilleter les livres même sans les comprendre.
 
Malheureusement, ma recherche du "Petit Prince" en bengali fut un échec, je
n'ai trouve qu'une édition indienne en....anglais. Mais tous les libraires
connaissaient le livre....
 
 
 
Me voici arrive a Darjeeling, une station d'altitude a 2100m. Quelle
tranquillité je peux oublie la chaleur, la pollution et surtout les
quémandeurs de Calcuta pas de rickshaws, pas de taxis.... J'ai découvert le
train indien et surtout une gare indienne c'est tout simplement
impressionnant j'avais l'impression d'être entraînée par la foule. Dans le
train, la première chose à faire, est d'attacher avec des chaînes ses
bagages, les vols sont très très fréquents. Sur le quai ou même dans le
train il y a des vendeurs ambulants de chaînes et cadenas! Il faut être
vraiment vigilant. Apres la nuit dans le train, j'ai partage une jeep pour
un trajet de 3 heures pour seulement 86Km mais quelle satisfaction d'être
au frais et au calme!
 
 
 
Les paysages sont ici splendides: au lever du soleil on aperçoit la chaîne
himalayenne tout orangée. Le matin assis sur le toit de l'hôtel c'est un
spectacle saisissant, féerique.
 
Je pars demain pour un trek de 5jours ou je monterai a 3600m d'altitude et
j'espère suivant le temps apercevoir d'autres somptueux paysages.
 
Une première expérience en Inde: le coiffeur: dans le marche une petite
échoppe de 1,5 en longueur et 50cm en largeur un siège et des ciseaux, un
rasoir et c'est parti il vous rase cela va vite et j'ai eu un peu peur
notamment de son énorme rasoir mais il l'essuie sur son doigt après chaque
passage sur votre peau alors on reprend confiance;s'il ne se coupe il ne
e coupera pas! Puis vient le tour des cheveux, il va vite ah! il s'arrête
quelqu'un rentre, il lui coupe juste un peu la moustache puis reprends.
Mais la fin est le plus surprenant une fois fini, il m'a masse la tête un
peu "violemment" mais cela reste agréable.
 
 
 
En espérant avoir de vos nouvelles,
 
A bientôt,
 
Herve

Publié dans Récit de voyage 2003

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Lo 27/05/2007 10:11

Ok, d'accord !... C'est en lisant les messages précédents que je viens de comprendre que tu n'y es pas en ce moment même.... Mais c'est de toutes façons super intéressant de te lire, et vite vite, je vais voir la suite ! Et c'est une chance que tu aies gardé ces écrits, moi j'ai perdu un journal d'une centaine de pages écrites en Equateur il y a 4 ans et aujourd'hui encore, je regrette de ne plus pouvoir les lire, ou les faire partager...

Lo 27/05/2007 10:06

Quelle surprise ! Merci mille fois Hervé de nous faire partager tes premiers jours en Inde, c'est génial, tu n'oublies pas les odeurs et du coup on s'y croirait presque !Bon trek dans les hauteurs !