J'ai découvert cette auteure par hasard avec Blue Bay Palace que j'avais beaucoup aimé.
Et là c'est encore une belle voire très belle surprise.
Natacha Appanah-Mouriquand nous plonge dans l'histoire des malbars de Maurice (par analogie de la Réunion aussi).
Son roman où nombre de personnages se bouscule, narre comment la main d'oeuvre indienne fut "importée" par les anglais et les français dans ces deux îles pour "travailler" dans les plantations de cane à sucre. On souffre avec eux dans la cale du bateau qui les transporte à Maurice ou dans les champs de canne.
Il est à noter que le roman est très bien documenté et met très bien en lumière que ces indiens ont débarqué en tant que "travailleurs" avec un contrat puisque l'esclavagisme avait été aboli.
J'ai beaucoup aimé ce livre tant pour l'éclairage apporté sur les indiens, qui forment aujourd'hui la communauté des malbars à l'île Maurice et l'île de la Réunion que pour les personnages du roman qui sont très très attachants.
L'avis d'Alice
par Hervé
publié dans :
Romans étrangers
5
recommander
J'avais découvert, grâce à Cuné, "Comment va la douleur" de Pascal Garnier; je continue donc ma découverte de l'univers de cet auteur (il faut bien le reconnaître toujours gràce à la même personne grr elle me fait dépenser plein de petits euros) avec "La solution esquimau".
Dans ce roman deux histoires se télescopent: Pierre, jeune écrivain, est en Normandie où il tente d'écrire son roman en alternant promenande sur la plage, déjeûner chez les voisins, accueil de la fille de sa maîtresse (voire plus si affinités...).
La deuxième histoire est celle du roman écrit par Pierre dont le personnage principal est Louis. Séduit par la solution esquimau (laisser les vieux mourrir sur la banquise), il décide de tuer ses parents et les parents de ces amis afin de vivre mieux sans leur poids. La réalité pourrait-elle rattraper la fiction ?
Ce roman de 156 pages permet de passer un agréable moment!
L'avis de Cuné (plus nuancé)
L'avis de Clarabel (plus enthousiaste)
COMÉDIE de Franz Kafka, mise en scène de Laurent Caruana, interprétée par André Salzet.
J'avais oublié que Franz Kafka était parfois difficile d'accès... Un dimanche après-midi au théâtre pour écouter ce texte intéressant sur la peine de mort, c'est dur dur!
L'acteur seul en scène jouant les quatre personnages de cette pièce est absolument magnifique avec une diction parfaite.
Malgré l'intèrêt du texte, je n'ai pas été complètement captivé peut-être tout simplement, ce n'était pas le moment de le voir.
Les passionés de Kafka y trouveront évidemment leur compte quant aux autres il faudra être bien concentré.
THÉÂTRE DU LUCERNAIRE (Jusqu'au 4 mars 2007)
53, rue Notre-Dame-des-Champs 75006 PARIS |
par Hervé
publié dans :
Théâtre
1
recommander
Petit recueil de nouvelles iraniennes, dont la lecture facile permet de passer un agréable moment.
Les nouvelles racontent la vie ordinaire des femmes, leurs rêves, leurs folies, leurs quotidiens: l'attente de l'enfant rentrant de l'école ou le mari revenant du travail, la préparation du déjeuner, le rythme de la journée...
Les hommes ne sont pas exclus, on les retrouve rêvant de l'entretien de leur jardin pour la retraite. La nouvelle, où un homme répudie sa femme qui ne peut avoir de garçon, est poignante.
Le style est poétique, voire fantastique. J'ai bien aimé ces petites nouvelles de la vie ordinaire.
L'avis de Clarabel, de Cathé
par Hervé
publié dans :
Romans étrangers
1
recommander

J'aurais presque envie de ne pas vous parler de ce roman que je garderai TRES longtemps en mémoire mais seulement vous dire: regardez cette couverture, et vous découvrirez l'honneur, la fierté, le sens de l'hospitalité, la détermination, et le pire de l'être humain. Tout est déjà dans cette magnifique photo.
Vous pouvez évidemment me répondre : Hervé on ne juge pas un livre sur sa couverture. Vous avez entièrement raison (oui! Pourtant je n'aime pas ne pas avoir le dernier mot).
Je vous donne donc quelques indications supplémentaires: l'histoire se déroule en Afghanistan: un tournoi de tchopendoz (jeu à cheval) est organisé devant le roi pour la première fois; l'orgueuilleux et trop agé, Toursène, légende vivante, ne peut y participer, son fils Ouroz et son cheval Jehol y prennent part; Guardi Guedj, l'"Aïeul de tout le monde", est un sage et un conteur exceptionnel; Mokkhi le jeune serviteur d'Ouroz découvre l'amour et l'argent.
Maintenant vous mélangez tous ces personnages, vous les imaginez entremêlés, jusqu'au boutiste dans leur logique. Et vous obtenez une fable extraodinaire servie par une écriture magnifique de celle, qui vous font ressentir les souffrances et les joies des personnages.
En fermant le livre, je suis marqué par certains passages, telle la halte d'Ouroz dans le village de Bamyan (les grands bouddhas détruits par les talibans). Je ne souhaite qu'une chose : visiter ce merveilleux pays!
C'est un des plus beaux livres lus depuis très très longtemps.
Samedi, lors d'une ballade dans Paris, nous avons découvert une librairie dont la plus grande difficulté est d'en sortir.
Une petite vitrine, on pousse la porte, les yeux s'écarquillent: du sol au plafond (2,5 ou 3 mètres de haut des livres et encore des livres... Devant soi de grands bacs tout aussi fournis. Puis un petit escalier nous mène au sous-sol pour y découvrir les poches et les polars, quelques BD!!
On ne s'évanouit pas encore, on se dit juste qu'on va rester plus longtemps que prévu dans ce lieu de dépravation... On commence à fureter, à feuilleter. On réalise que tous les livres sont neufs....
Mais alors quelle est la différence avec une autre librairie... Ici 4 rue des Ecoles (Paris), tous les livres sont soldés. -30%, -40% voire plus!!! (y compris les nouveautés)
La fièvre monte, on ne devait que passer, on reste plus d'une heure et demie. A la sortie chargé de "quelques" livres, une conviction : on a trouvé une merveilleuse adresse, on reviendra.
Je ne pouvais pas garder cette découverte pour moi!
Vous pouvez vous y rendre du Lundi au samedi de 10h à 19h.
par Hervé
publié dans :
Humeur
11
recommander
Il est très difficile de vous parler de ce livre dans lequel je me suis plongé. Avant tout ce n'est pas un roman, c'est un carnet.
André Blanchard consigne ces états d'âme, sa vision du monde de l'édition, des livres, des auteurs qui l'ont marqué ou exaspéré avec intelligence et quelquefois ironie!!!!
J'étais parfois tenté de recopier le livre pour mieux le garder en mémoire. Pas habitué au genre du carnet, c'est pourtant avec délectation que j'ai lu cet ouvrage.
Une des pensées que j'ai beaucoup aimé: "Chaque achat de livres, c'est un bail de quelques jours que je signe avec l'amour de la vie" André Blanchard
Une belle découverte grâce à la librairie du Dilettante qui est aussi l'éditeur (Anne : j'ai pensé à toi!) de ces textes. Sur ce site vous pouvez même trouvé des extraits!
Votre avis